Lettre ouverte

Participez à l’enquête publique sur l’élargissement de la A41 à 2X3 voies entre Annecy Nord et Saint-Martin de Bellevue

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Ghislaine Lombart les Amis de la Terre 74

Cet article vous propose quelques arguments dont vous pouvez vous inspirer pour faire votre déposition en ligne en allant sur le registre dématérialisé en cliquant ci-dessous.

https://www.registre-dematerialise.fr/506

 

QUELQUES REMARQUES  SUR  L’ETUDE D’IMPACTLOS ANGELES PRINGY

L’étude d’impact d’un projet routier doit entres  autres préciser ces différents points :

-une analyse de l’état initial de la zone et des  milieux susceptibles d’être affectés par le projet notamment  la qualité de l’air.

-une analyse de tous les effets à court et long terme du projet sur l’environnement, la santé des populations

  • une analyse des effets cumulés avec d’autres projets connus
  • une esquisse des principales solutions de substitution et les raisons du choix retenu.
  • les mesures prévues pour  éviter ou compenser les effets négatifs notables du projet.
  1. CONCERNANT LE TRAFIC  ET LES EFFETS CUMULES  AVEC D’AUTRES PROJETS

Il est noté : « l’élargissement de l’A41 n’induira pas une augmentation de trafic ».

Il n’est donc fait aucun cas dans l’analyse :

  • du trafic induit par l’élargissement pourtant démontré et étudié dans des projets similaires
  • des apports supplémentaires de trafic liés inévitablement aux projets routiers du Grand Annecy et du Département (tunnel sous le Semnoz, prolongé par   la RD3508 sud et nord  à 2×2 voies .Les effets cumulés de l’ensemble des projets routiers ne sont pas traités.
  • des projets importants d’urbanisme de l’ensemble du bassin et du secteur concerné
  1. CONCERNANT LA QUALITE DE L’AIR ET LE CLIMAT

Il est noté en conclusion « une maitrise des pollutions et nuisances »

Nous remarquons dans l’état initial  les valeurs  déjà  élevées des particules fines et du dioxyde d’azote.

(Nous constatons qu’il n’y a dans le périmètre du projet aucune station de mesure permanente pour les différents polluants ; campagne de mesure  sur  un seul mois (septembre 2014) pour 2 polluants : le benzène et le dioxyde d’azote)

L’évaluation des émissions de polluants (particules fines) induites par le projet est basée sur essentiellement 2 critères :   -l’amélioration technologique des véhicules et le renouvellement du parc  roulant

Nous nous interrogeons donc sur la fiabilité de ces modélisations et pensons qu’un certain nombre d’éléments ne sont pas pris en compte, dont le trafic induit cité plus haut.

La notion de fluidité évoquée encore une fois et que l’on sait provisoire ne fait l’objet d’aucune étude sérieuse.

Nous ne voyons pas comment les engagements de l’Etat sur le climat et la pollution  seront respectés :

  • diminution de 29% des GES d’ici 2030
  • diminution de la pollution : objectif de 14,7 µg/m3 (valeur annuelle) pour les PM2,5 en 2020
  1. CONCERNANT L’ETUDE DE SOLUTIONS DE SUBSTITUTION

La seule solution de substitution envisagée est «  de ne  pas élargir l’autoroute ».

Pourtant l’A41 fait partie de l’axe Annecy-Genève et la solution de substitution par le rail : le Léman Express, aurait dû être étudiée et comparée au projet en terme de temps de trajet, de coût et d’effets sur l’environnement.

Le doublement de l’A41 au nord d’Annecy ne résout rien car il ne s’attaque ni au bouchons du nœud routier près de l’hôpital, ni à ceux de la douane de Bardonnex. Pire, il va même les amplifier en créant un appel d’air.

Alors que l’on va proposer 10 pistes routières parallèles le long de Pringy, la voie ferrée reste encore à une seule voie unique.

C’est pourtant la solution d’avenir. Dès décembre 2019, le train Léman Express reliera une fois par heure Annecy à Genève en une heure de trajet. Mais en doublant la voie ferrée, on pourrait offrir un train chaque 15 mn permettant de rejoindre Genève en 45 mn depuis le centre d’Annecy avec arrêts à Pringy et Groisy.

SNCF Réseau a fait de récentes propositions fort pertinentes, basées sur les études d’Annecy 2018 : département, région et Grand d’Annecy doivent s’engager sur ce transport performant, sans rejet de pollution.

Cette solution de mobilité  entre Annecy et Genève serait en phase avec le protocole transport de la Convention Alpine.

  1. CONCERNANT LA SANTE DES POPULATIONS

Il faut rappeler que ce projet est situé à proximité de zones sensibles : 5 établissements  à caractère sanitaire et social dont l’Hôpital et un « éco quartier » le Pré Billy .

Les conclusions sur l’impact sanitaire du projet ne sont donc pas suffisamment précises.

L’EAU, L’AIR, LA TERRE.

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Olivier Labasse : Annecy Lac Environnement

 1957- 2017 : bon anniversaire ?

 Les trois milieux naturels fondamentaux, indispensables au développement de nos existences, sont réunis dans notre bassin de vie, celui du lac d’Annecy dont la vocation première est d’être le rassurant réservoir d’eau potable d’une collectivité de 200 000 habitants en expansion.

2016-12-16 Le Sud du lac d'AnnecySauvegardé grâce à quelques visionnaires dès les années 1950, à leurs recherches novatrices, leurs campagnes de sensibilisation et d’information, leur ténacité inlassable pendant près de 20 ans pour convaincre les élus et les hôteliers riverains. Sauvé de l’agonie de l’eutrophisation de ses eaux et de la mort silencieuse par les travaux de grande envergure, politiquement courageux, entrepris de 1962 à 1976 avec le soutien d’un Maire clairvoyant : stations d’épuration, collecteurs d’égouts sur ses rives, stations de relèvements.

Notre lac est petit : 27km2 de superficie (près de 2 fois moins que le Lac du Bourget et 20 fois moins que le Léman) pour un périmètre de 32km  avec un volume d’eau modeste pour un lac (1,1 km3, trois fois moins que son voisin savoyard) : il est exposé et vulnérable, d’autant que le renouvellement de ses eaux est lent.

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2016 : année critique pour le lac et les habitants

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  L’incompréhensible paradoxe annécien

Par Olivier Labasse – Bien Vivre à Veyrier

 

Terre dans le lac COP 21Tous les pays de la planète se sont engagés à réduire leurs émissions de Gaz à Effet de Serre (GES) lors de la 21ème conférence de l’ONU sur le Climat (COP 21) de Paris qui s’est terminée le 11 décembre 2015. 186 d’entre eux devraient revoir, sur la base du volontariat, leurs engagements à la hausse d’ici à 2020.

Les villes et zones urbaines sont responsables de 60% à 70% (CO2) de la pollution émise; les maires avant-gardistes[1] de plus de 400 grandes villes responsables, emmenés par celui de Paris et l’ancien édile de New York, n’ont pas attendu les Etats pour prendre des mesures audacieuses en faveur du climat et de la réduction de la pollution : en première ligne, ils ont compris depuis plusieurs années qu’ils pouvaient agir efficacement pour améliorer la santé, prolonger l’espérance de vie des habitants et rendre leurs villes plus attractives pour les entreprises, les touristes, les investisseurs.

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