LOLA : une belle concertation, pour rien ?

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Communiqué de presse, mercredi 3 avril 2019

Malgré la concertation publique, malgré l’avis de la CNDP et contre toute attente, le département de la Haute-Savoie et le Grand ANNECY maintiennent coûte que coûte leur projet de tunnel routier sous le Semnoz !

-Bien que le projet LOLA ait été critiqué par les experts indépendants de la CNDP pour sa »faible acceptabilité » et pour sa faiblesse technique, les maîtres d’ouvrage décident de poursuivre le projet routier de tunnel sous le Semnoz et de nouvelle voie urbaine de Seynod-Vovray, couplé d’un BHNS qui n’en a que le nom. Il est juste annoncé qu’une étude sur le tram sera menée, sans en préciser la portée. Le gaspillage d’autant d’argent public sur des projets routiers rendra impossible toute autre solution de transport collectif performant et attractif. Parler du tram devient dès lors un leurre !

Il apparaît très clairement que l’intention des élus est de maintenir le projet LOLA sans changements significatifs et que ni les critères économiques, ni les critères écologiques, ni même l’avis très majoritaire de la population ne seront pris en compte pour la suite du projet.

A Annecy et en Haute-Savoie, la concertation semble être un espace-temps creux et vide de sens qui ne change rien, ni au résultat final, ni aux modalités détaillées de mise en œuvre. C’est à l’évidence, pour les maîtres d’ouvrage, un simple passage obligé, mais qu’ilsignorent finalement. A peine remis les bilans de la concertation, le projet initial est confirmé et relancé.

Le collectif Grenelle dénonce la grave atteinte faite à la démocratie participative et le profond mépris qu’expriment ainsi les porteurs du projetvis-à-vis de la population de la cluse du lac d’Annecy

Contacts médias : Jean-Pierre Crouzat – Francis Courage – Ghislaine Lombart

Réactivation de la desserte ferroviaire d’Albertville à Annecy

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E. Luca (FNAUT) – O. Labasse  (ALAE, BVV)

A) Rappel de la desserte transports en commun du projet LOLA en relation avec la liaison Albertville

  • Aménagement de la RD 1508 limité à un site propre partiel d’Annecy (gare routière) à Duingt Plage ; pas d’aménagements sur la RD 1508 de Duingt à Faverges ; desserte par un autobus dit « BHNS » d’Annecy à Duingt et par autocar « CHNS » d’Annecy à Faverges.
  • Fréquences en heures de pointe de ½ h d’Annecy à Faverges (temps de parcours 45 min.), et toutes les heures à l’heure vers Albertville ; fiabilité horaire médiocre (20 % de site propre).
  • Report modal de la voiture vers le TC inférieur à 1 % (0,5% à 0,9% – étude BG ARTELIA).

B)    Alternatives ferroviaires par tramway[1] jusqu’à Faverges et tram-trains jusqu’à Albertville

  • Descriptif. Réutilisation de la voie sauvegardée d’Annecy gare au Faubourg des Balmettes, réutilisation et aménagement de l’ancien tunnel ferroviaire de la Puya, translation de la piste cyclable le long de la voie ferrée sur l’emprise de l’ancienne ligne ferroviaire (pas d’impact foncier) de Régina (sortie du tunnel de la Puya) à Faverges via tunnel de Duingt 188m (contournement à l’air libre pour vélos +/-300m), réinstallation de la voie ferrée sur sa plateforme de Faverges à Ugine. Utilisation de la voie en activité Ugine -Albertville. Le concept n’est pas « tram ou vélo », mais « tram + vélos ».

Avantages par rapport au projet LOLA, outre l’absence de perturbation RD 1508 lors des travaux :

  1. Site propre à 100 % garantie de ponctualité, rapidité, régularité, fluidité.
  2. Fréquence de 15 min en heures de pointe, temps de parcours réduit à 39 min d’Annecy à Faverges (TTK), très haute fiabilité y compris avec intempéries (neige, verglas,etc.)
  3. Confort supérieur : ni à-coups, secousses, déversement en courbe ; utilisation du temps de trajet
  4. Capacité voyageurs double du CHNS
  5. Correspondance quai à quai avec Léman Express, TER, TGV en gare d’Annecy. 
  6. Prolongement de desserte sur réseau SNCF :  St Martin Bellevue, Rumilly… sans rupture de charge.
  7. Admission des vélos, voiture d’enfants, fauteuils roulants… Intermodalité.
  8. Aucune pollution de l’air, ni émission de CO2, ni batteries. Efficacité énergétique et bilan carbone meilleurs que véhicules thermiques ou hybrides et électriques à batterie (cf. Analyse de Cycle de vie)
  9. Report modal (part modale de 26% du TCSP guidé d’Annecy à Faverges- étude TTK) permettant la décongestion des rives du lac plutôt que son transfert accru de St-Jorioz à Sevrier du fait du tunnel .
  10. Coût d’investissement inférieur au projet LOLA : 216M€ tramway d’Annecy à Faverges vs 350 M€ pour le projet LOLA avec NVU couverte et tunnel ; 287M€ tram-train d’Annecy à Albertville.
  11. attrait touristique fort (cf. trains suisses, Mont Blanc Express…), accès aux plages des estivants.
  12. praticité, rapidité et sécurité pour les trajets pendulaires (cf. Léman Express…).                                                                                                   

[1] Le tram-train est dérivé du tramway pour circuler en site urbain comme un tram (passage des voitures) et suburbain comme un train. Plancher bas, passage en courbes 25m (vs 100m pour un TER) pour contournement des immeubles (ex. Balmettes), poids ≤ 60t (vs 120t TER), largeur 2,40 m à 2,65m (vs 2,90m TER).

Revue de presse de fin d’année au sujet de LOLA*

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En vous souhaitant à toutes et à tous de bonnes fêtes de fin d’année.

Mais rien n’est confirmé, c’est un accord de principe. Ce serait un bon début d’année 2019.

*Liaison Ouest du Lac d’Annecy

Notre appel aux élus pour la prise en compte du réchauffement climatique

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APPEL DES 13 ASSOCIATIONS DU GRENELLE DES TRANSPORTS ET DE LA QUALITE DE L’AIR AUX ELUS DU BASSIN ANNECIEN ET DU DEPARTEMENT DE LA HAUTE-SAVOIE POUR LA PRISE EN COMPTE DU RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE DANS LES PROJETS DE MOBILITE

LAC ANNECY CLIMATPersonne ne peut désormais ignorer que les trois dernières années, 2015, 2016 et 2017, ont été les plus chaudes jamais observées depuis le début des relevés climatiques. 2018 devrait compléter la série.

Dans le monde, les conséquences du réchauffement climatique seront dramatiques : 250.000 morts par an à partir de 2030 (OMS) et 143 millions de réfugiés climatiques (Banque mondiale) ou 250 millions (ONU) d’ici 2050.
Dans les Alpes, le réchauffement est deux fois plus rapide que dans le reste du monde ; Météo France prévoit une « diminution forte dès le milieu du 21ème siècle de la durée d’enneigement de tous les massifs français, ce jusqu’à une altitude de 2500 m. ». Nous constatons tous les effets du réchauffement et de la dégradation du climat : fonte accélérée des glaciers, éboulements rocheux en haute montagne, cours d’eau asséchés, lac d’Annecy à marée basse.

Le nouveau rapport (octobre 2018) des scientifiques du GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) met en garde les dirigeants des 195 pays signataires de l’accord de Paris (COP 21) : pour contenir le réchauffement climatique à un niveau supportable (+1,5°C), nous devons engager des transformations « rapides » et
« sans précédent » et réduire nos émissions de CO2 de 45% d’ici 2030, faute de quoi nous dépasserons très rapidement ce seuil de +1,5°C, à savoir dès 2030 à 2052.

Le secteur des transports est le plus gros émetteur de gaz à effet de serre (GES) en France. Dans le périmètre de l’agglomération, c’est-à-dire celui du Plan de Déplacements Urbains (PDU), le dossier ATMO relatif au projet de mobilité indique (page 42) que les émissions de CO2 liées au trafic routier dans l’agglomération vont augmenter de
14% d’ici 2030 : roulant à la catastrophe, on accélère au lieu de freiner. Les habitants se seraient attendus à ce que les projets de mobilité du PDU, le projet LOLA en particulier, aient pour objectif d’inverser cette tendance.

Alors que d’autres solutions « décarbonées » ont été identifiées, le projet LOLA actuel à trois composantes (tunnel, BHNS, NVU) amènerait, pour sa part, une baisse négligeable des émissions de CO2 de 0,1% comme l’indique encore le rapport ATMO (ce qui maintiendrait la hausse des émissions liées au trafic dans l’agglomération à +13,9%). Cela signifie que ce projet conjoint du Grand Annecy et du Département haut-savoyard s’inscrit exactement dans la trajectoire du scénario funeste du GIEC où « aucun effort d’atténuation supplémentaire n’est déployé » et conduisant à une augmentation de 4 à 5°C d’ici 2100. Pour comprendre l’impact d’une telle différence de température, il
correspond à celui de la différence de température entre une période glaciaire et une période interglaciaire (CNRS).

Le coûteux projet LOLA (300 à 350 millions d’euros) se révèle donc en totale contradiction avec les préconisations du GIEC et avec les engagements locaux, français, européens et internationaux de réduction des émissions de GES.
Si rien ne change, nos enfants, et aussi notre génération, connaitront un monde où il fera moins bon vivre : ressources raréfiées, perte de biodiversité, catastrophes climatiques. Un monde plus conflictuel, plus dangereux.
NOUS APPELONS LES ELUS A PRENDRE LA MESURE DE LA MENACE CLIMATIQUE ET A ORIENTER LEURS PROJETS EN CONSEQUENCE.

« Notre étude comparative de solutions alternatives : une mauvaise note pour LOLA »

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Une seule solution de mobilité est proposée par les maîtres d’ouvrage : elle s’appelle LOLA. Ce n’est pas suffisant pour susciter un débat éclairé et pour prendre les bonnes décisions.

Nos associations ont développé une étude comparative… 

… qui se veut la plus objective possible. Parmi diverses options envisageables, et notamment tout ce qui pourrait être fait « ici et maintenant », nous avons comparé à LOLA trois autres solutions de mobilité, dont deux avaient déjà été préconisées par des bureaux d’études ces dernières années – à savoir TTK et SYSTRA – sans toutefois être retenues par les décideurs politiques.

Chaque solution présente des avantages et des inconvénients éventuels, mais toutes sont nettement mieux classées que le projet LOLA, qui n’obtient que 8,5 / 20 pour 300 à 350 millions d’Euros d’investissement. A vous de juger.

Lire et télécharger notre étude comparative 

Grenelle Les projet et les notes

Comparatif du Grenelle LOLA et autres alternatives

Concertation sur le tunnel: infos pratiques et intox/désintox

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Cliquez sur ce lien pour signer la pétition pour une meilleure mobilité en rive ouest du lac

democratie

Le projet « Liaisons Ouest du Lac d’Annecy » (LOLA) de tunnel  routier sous le Semnoz associé à un bus dit « à haut niveau de service » (BHNS) fait l’objet d’une concertation publique du 17 octobre au 31 décembre 2018.

Les modalités et le calendrier de cette concertation sont détaillés sur le site : https://liaisonsouest-lacannecy.fr. (Vous trouverez aussi les dates et les lieux de concertation dans l’encadré à la fin de l’article.)

Cependant, l’information que l’on peut trouver dans le « dossier de concertation » est partielle et partiale, voire biaisée et trompeuse, ne permettant pas aux citoyens de se faire un avis objectif.

Pour vous en faire une idée, nous vous invitons à lire attentivement notre décryptage :

INTOX / DESINTOX

Pour évaluer l’impact de ce projet sur les embouteillages, la pollution – et donc la santé publique – et les émissions de gaz à effet de serre, les données essentielles et primordiales sont :

  • Le « report modal » vers le nouveau bus (dit « BHNS »), c’est-à-dire le pourcentage de diminution du trafic routier que provoquerait le BHNS, grâce aux usagers de la route qui opteraient alors pour ce bus à la place de la voiture.
  • Le « trafic induit » par le tunnel, c’est-à-dire le pourcentage de trafic supplémentaire (ou en moins) que provoquerait le tunnel par rapport à une situation sans tunnel.

Or, que peut-on lire dans le dossier de concertation ?

1/ Le report modal vers le BHNS :

On peut lire à la page « Le report modal » (p92) :

« Le report modal obtenu correspond à une réduction du trafic sur la RD1508 de 50 à 70 véhicules par heure et par sens de circulation. Le projet permettrait une hausse de la fréquentation des transports en commun en rive Ouest d’environ 25 % par rapport à la situation sans projet. »

Le report modal est ainsi donné en termes de nombre de véhicules, et le seul pourcentage fourni (et écrit en gras) est « 25% ». Or, ce pourcentage n’est pas lié au report modal mais à la fréquentation du bus.

Cette façon de présenter les choses est pour le moins partielle voire trompeuse, puisque le véritable pourcentage de report modal n’apparait ni dans cette page ni dans aucune autre du dossier de concertation. Pour le trouver, il faut se plonger dans l’étude très technique intitulée « Etude de trafic : modélisation statique » (BG Ingénieurs Conseils SAS). En page 59, on y apprend que LE BHNS PROVOQUERAIT UN REPORT MODAL COMPRIS ENTRE 0,5% ET 0,9% SEULEMENT (en heures de pointe).

Ce report modal quasiment insignifiant montre que ce BHNS ne sert pratiquement à rien en termes de réduction des embouteillages, de la pollution et des émissions de gaz à effet de serre.

Des solutions de transport en commun avec report modal significatif existent pourtant. Par exemple, selon une autre étude (TTK, 2012), un tramway pourrait provoquer un report modal de 25% !

2/ Le trafic induit par le tunnel :

On peut lire à la page « Évolution du trafic journalier en 2030 : situation avec projet » (p87) :

« L’amélioration très nette des conditions de circulation sur la rive Ouest du lac entraine un report de trafic de la RD909a sur la RD1508 jusqu’à Sevrier. Ainsi le trafic augmente entre Doussard et Sevrier. Le trafic diminue presque de moitié sur la RD1508 en traversée des Marquisats ainsi que sur l’avenue du Tresum (baisse de 30 %). »

Là aussi, on peut constater que les informations en pourcentages, les plus parlantes, ne sont données que là où elles sont favorables au projet, c’est-à-dire pour les secteurs où le trafic baisserait. On peut observer le même curieux phénomène sur les deux pages suivantes consacrées aux « effets du projet sur le trafic routier en 2030 » en heures de pointe.

Faisons donc nous-mêmes le calcul à partir des données de trafic fournis sur les cartes des pages 86 et 87 : LE TUNNEL PROVOQUERAIT UNE AUGMENTATION DE TRAFIC JOURNALIER DE 36% ENTRE SEVRIER ET ST-JORIOZ ET DE 44% ENTRE ST-JORIOZ ET DOUSSARD, augmentant ainsi les embouteillages et la pollution sur pratiquement toute la rive ouest du lac.

Pire encore : concernant le pourcentage de trafic induit en heure de pointe, il est impossible de calculer cette information à partir de ce qu’il y a dans le dossier de concertation. Là encore, il faut fouiller dans l’ardue « étude de trafic : modélisation statique » (pages 65-66 et 74-75). On peut alors calculer par exemple que le trafic augmenterait de 62% en heure de pointe du matin entre St-Jorioz et Sevrier, et constater que le tunnel, loin de fluidifier la rive ouest, déplacerait la congestion en heures de pointe du tronçon Annecy/Sevrier vers le tronçon Sevrier/St-Jorioz.

L’étude de trafic nous apprend aussi (page 88) que le tunnel serait saturé 137 jours par an dès 2030, ce qui augure mal du trafic entre Annecy et Sevrier par le lac (RD1508) dès les années 2030.

Enfin, on peut certainement s’attendre aussi à une forte augmentation de trafic et de la pollution associée  du côté de Vovray (sortie nord du tunnel) et de ses approches, bien que malheureusement aucune information de trafic ne soit donnée sur ce secteur.

3/ Les conséquences sur les émissions de polluants et donc sur la santé :

On peut lire à la page « Le projet de liaisons Ouest du lac d’Annecy sans impact sur la qualité de l’air globale » (p95) :

« Il y aurait une augmentation des émissions [de polluants] à proximité immédiate de certains tronçons de la RD1508 par rapport à la situation sans projet. Une attention particulière sera notamment portée aux émissions de polluants aux extrémités du tunnel. »

Certains tronçons ? Aux extrémités du tunnel ? Il serait plus raisonnable et juste de dire qu’une attention particulière devrait être portée sur pratiquement toute la rive ouest du lac, puisqu’encore une fois les augmentations de trafic prévues entre Sevrier et Doussard vont de 36% à 44%.

Ceci est confirmé par l’étude ATMO, où l’on peut lire (pages 35 et 36) que concernant la pollution aux oxydes d’azote (NOx), « les communes bordant le tunnel voient leurs émissions augmenter sensiblement, avec une hausse de plus de 46% pour la commune de Saint-Jorioz », et que concernant la pollution aux particules fines cancérigènes PM10 : « on note une hausse plus importante des émissions liées au trafic sur les communes traversées par le nouvel aménagement (+54% à Saint-Jorioz), ainsi que les communes du sud de l’agglomération. »

La santé des habitants de la rive ouest depuis Sevrier (aux abords et au sud du tunnel) jusqu’à Doussard est donc bien menacée par le projet.

4/ Les conséquences sur les émissions de gaz à effet de serre (GES) et donc sur le climat :

Nous sommes consternés par l’absence totale de la moindre allusion à l’impact climatique du projet (sauf pour signaler que la réduction des émissions de GES avec des bus hybrides ou électriques se ferait « dans une moindre mesure » en situation sans projet qu’en situation avec projet).

En ce temps d’urgence climatique et quand on sait que le secteur des transports est le plus émetteur de GES en France, comment peut-on demander son avis à la population sur un projet routier de cette envergure sans lui donner la moindre information sur son impact climatique, et sur sa compatibilité avec les engagements français (division par 4 des émissions de GES d’ici 2050), européens (diminution de 40% de ces émissions d’ici 2030) et internationaux (COP21) de réduction des émissions de GES ?

5/ L’alternative tramway :

On peut lire à la page « Des solutions non retenues à ce jour dans le cadre du projet soumis à la concertation » (page 40) que l’équilibre économique d’un tramway ne serait pas assuré, en se basant sur « le potentiel affiché de passagers pour le BHNS Annecy-Faverges ». Or, on ne peut pas se baser sur le potentiel d’un bus pour définir l’équilibre économique d’un tramway, puisque leurs attractivités respectives n’ont rien à voir : rappelons que le report modal prévu vers le BHNS est compris entre 0,5% et 0,9%, alors que celui d’un tramway pourrait atteindre 25% !

On peut lire aussi que l’idée d’un tramway a été écartée par « la volonté de ne pas empiéter sur la voie verte actuelle qui représente un atout touristique majeur mais également une voie dédiée à des modes actifs qui se développent, notamment le vélo pour des trajets domicile-travail. » Rappelons simplement qu’il y a au niveau de la voie verte une emprise suffisante pour faire cohabiter tram et vélos, et que les touristes et les travailleurs ne seraient sans doute pas fâchés d’avoir ainsi le choix entre ces deux modes de déplacement.

Désormais munis d’une information solide et alternative à l’information officielle, vous pouvez venir nombreux vous exprimer lors de cette concertation, sur ce projet qui coûterait entre 300 et 350 millions d’euros aux frais du contribuable.

Les dates et lieux de la concertation

  • PDU et LOLA : Mercredi 17 octobre à 19h – salle « Eugène Verdun » à Annecy
  • LOLA : jeudi 8 novembre à 19 h  -« salle Polyvalente » à  Faverges
  • PDU : Mardi 13 novembre à 19h – salle « Plaimpalais » à Alby-sur-Chéran
  • PDU : Mercredi 14 novembre à 19h – salle « Aravis » à Epagny Metz-Tessy
  • PDU et LOLA : Lundi 19 novembre à 19h – « complexe d’animation » à Sevrier
  • PDU : Mercredi 21 novembre à 19h – salle « Eaux et Forêts » à Annecy
  • PDU : Jeudi 22 novembre à 19h – salle « Tom Morel » à Fillière
  • PDU et LOLA :  Jeudi 13 décembre à 19h – salle polyvalente « La Veyrière » à Veyrier-du-Lac

RASSEMBLEMENT CITOYEN et  MARCHE POUR LE CLIMAT

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Agir pour le climat, c’est aussi dans nos territoires

 Samedi 13 octobre à 11h, près de la mairie de Saint-Jorioz

GPS : Centre de Pratique Musicale, 72 route de Tavan, 74410 Saint-Jorioz

PétitionDans le cadre d’une nouvelle journée pour le climat, et voulant rappeler les enjeux  locaux, les 13 associations du Grenelle des transports et de la qualité de l’air vous espèrent nombreux à ce rassemblement qui aura lieu entre la Mairie et l’école de musique de Saint-Jorioz. Venez avec vos banderoles, pancartes, etc.

Il sera suivi d’une marche sur un circuit court près du lieu de rassemblement.

Enfin, nous vous proposons de venir avec votre pique-nique afin de partager ensemble un moment convivial.

Pour ceux qui souhaitent venir à vélo, un départ collectif est prévu à 10h :

– soit depuis la Mairie d’Annecy

– soit depuis l’office de tourisme de Faverges

Le collectif pour un Grenelle des transports et de la qualité de l’air du bassin annécien

(13 associations, site internet : https://grenelleannecy.net/)

Le Réseau Air 74

(24 associations, site internet : https://reseauairhautesavoie.wixsite.com/reseau-air-74)