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ANNECY, LES PROJETS ROUTIERS CONTINUENT : CONTRIBUEZ A L’ENQUÊTE PUBLIQUE SUR LA RD 1508 ET LA RD 3508

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Traffic Induit

Les projets routiers continuent sur le bassin annécien; Après la déclaration d’utilité publique de l’élargissement de la A41, ce sont à nouveau 2 projets  qui sont soumis à enquête publique.

Vous avez jusqu’au 14 mai pour faire part de votre avis sur ces développements. 

Vous pourrez déposer vos contributions ici : DEPOSER UNE CONTRIBUTION 

Voici quelques arguments de la contribution des  Amis de la Terre 74 :

  • Impact sur le réchauffement climatique

[…] Nous voudrions d’abord rappeler le contexte au travers des faits suivants :
– Au mois de novembre dernier, 15.000 scientifiques du monde entier ont lancé un appel pour que l’on réduise rapidement nos émissions de gaz à effet de serre (GES), afin d’éviter « une souffrance généralisée »
– Au mois de décembre, le Président de la République, Emmanuel Macron, a déclaré à l’occasion du « One Planet Summit » à Paris sur le réchauffement climatique : « On est en train de perdre la bataille. Ceux qui étaient avant nous avaient une chance : ils pouvaient dire « on ne savait pas ». Depuis une vingtaine d’années, on sait. »
– Le 18 janvier, l’Organisation Météorologique Mondiale (OMM) a confirmé que 2015, 2016 et 2017 sont les trois années les plus chaudes depuis le début des relevés météorologiques au XIXe siècle, ce qui fait dire à l’OMM : « le rythme du réchauffement constaté ces trois dernières années est exceptionnel. »
On aurait donc pu s’attendre à ce que les projets d’infrastructure tiennent désormais compte du danger qui nous menace. On ne peut hélas que constater que tout continue comme avant, comme du temps où l’on ne savait pas.
Ainsi, le onseil Départemental ( D 4) et la ommunauté de l’aggloméra on d’Annecy (C2A) ont signé en 2016 une convention de financement à hauteur de 432 millions d’euros pour les transports dans l’agglomération, dont 80% concernent des projets routiers parmi lesquels le doublement de la RD3508.

Or, tout nouveau projet routier augmente mécaniquement la circulation automobile et donc la pollution et les émissions de GES par effet de trafic induit.

Le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) nous prévient : si l’on continue comme si de rien n’était, l’augmentation de la température mondiale serait de 4 à 5° à la fin du siècle, bien au-delà de l’objectif de l’accord de Paris lors de la OP21 en 2015, où la France et tous les autres pays se sont engagés à contenir le réchauffement climatique bien en deçà de 2°C et à s’efforcer de le limiter à 1,5°C.[…]

  • […] Impact sur la pollution de l’air

Nous rappelons qu’il s’agit là d’une question de santé publique, qu’Annecy a été la ville la plus polluée de Rhône-Alpes aux particules fines cancérigènes PM2,5 en 2014, 2015 et 2016 (source : Air Rhône-Alpes), que les habitants de l’agglomération perdent 11 mois d’espérance de vie à cause de cette pollution et que 70 décès par an lui sont attribués dans l’agglomération (source : Santé Publique France, ex-InVS).
Or, dans cette étude d’impact sur le doublement de la RD3508, le sujet de la pollution de l’air est pour le moins traité avec légèreté.
Nous en avons l’habitude : déjà l’enquête publique sur l’élargissement de l’A41 prétendait qu’il n’y aurait pas de trafic induit par le projet et donc pas de pollution supplémentaire !
Ce n’est guère mieux ici pour la RD3508 puisqu’il est écrit, pour ne citer qu’un extrait (page 12) : « Le doublement de la RD3508 n’apporte pas de variations de concentrations significatives pour les deux polluants représentatifs des pollutions d’origine routières (NO2 et benzène) en comparaison avec l’évolution du secteur sans projet. De ce fait, aucune mesure n’est requise en faveur de la qualité de l’air. »

Ainsi donc favoriser le trafic routier n’aurait que peu ou pas d’impact sur la pollution… Il est pourtant de notoriété publique que réduire la circulation automobile contribue à l’amélioration de la qualité de l’air, mais apparemment cette évidence ne s’appliquerait donc pas au bassin annécien.

Par ailleurs, au sujet de la qualité de l’air, il nous est expliqué page 128 que l’hypothèse retenue est celle d’une baisse annuelle de 6% des émissions polluantes des véhicules entre 2015 et 2040. Nous voulons fortement mettre en doute cette estimation pour le moins hasardeuse.

Ainsi, en 2040 un véhicule du parc automobile polluerait en moyenne 79% de moins qu’en 2015.Cela nous semble d’un optimisme totalement irréaliste, sans même tenir compte du fait que selon AIRPARIF, les émissions de particules « hors échappement », dues à l’usure des routes, des pneus et des plaquettes de freins (abrasion), sont responsables de 41% des émissions de PM10 pour le trafic routier (en Ile-de-France). […]

 

 

Elargissement de l’A41 Pringy-St Martin-Bellevue : pour qui ? Pour quoi ?

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Communiqué de Presse n° 12

 Alors que la saturation routière du nord d’Annecy empire de mois en mois, un élargissement de l’autoroute est en projet. Celui-ci va congestionner encore davantage les goulots d’étranglement des nœuds routiers de Pringy-Metz-Tessy tout en ignorant sciemment les alternatives ferroviaires crédibles. Le Grenelle pointe les conclusions bâclées d’une Commission d’enquête qui accumule les approximations et les contre-vérités sur le sujet.

 La Commission d’enquête[1] vient de rendre un avis favorable à l’élargissement à 2×3 voies de l’autoroute 41 entre les péages d’Annecy-Nord et St-Martin-Bellevue. Elle entérine ainsi la création de 10 pistes routières parallèles en comptant l’ancienne nationale 201, le contournement routier de Pringy en cours construction et l’autoroute en question.

En balayant les avis négatifs émis lors de la consultation de la population pourtant très largement majoritaires (11fois plus d’avis défavorables que favorables sur le registre dématérialisé).

Cet avis ne prend pas en compte l’appel d’air à davantage de circulation sur cet axe qui compte déjà 50.000 voitures par jour[2] avec le renforcement des bouchons chroniques aux ronds-points près de l’hôpital et plus globalement aux entrées nord de l’agglo. Pour les usagers de la route Annecy-Genève, il ne va pas améliorer les temps de parcours et les points durs de Metz-Tessy et de la douane de Bardonnex seront même amplifiés. En ignorance de la notion de trafic induit maintes fois démontrée et admise par tous les spécialistes de transports.

Cet avis subjectif ou mal fondé discrédite aussi les alternatives de transport en commun propre, sûr, performant et moderne que le Département et la Région affirment, par ailleurs, vouloir développer.

En premier lieu, la Commission affirme un temps de trajet en train pour relier Annecy à Annemasse de 54 minutes à 1h10 contre un temps de trajet en voiture de 20 minutes[3]. Ceci est évidemment faux. Le trajet en voiture du centre d’Annecy au centre d’Annemasse est réellement de 40 minutes en heure creuse et de 1h10 en heure de pointe, notamment à cause de la congestion quotidienne du nœud autoroutier d’Etrembières.

En second lieu, la commission avance que les liaisons du Léman Express jusqu’à Annecy ne sont pas affirmées. Aurait-elle oublié de prendre connaissance et de lire les engagements de la Région Auvergne-Rhône-Alpes, du Canton de Genève, de Lémanis, des CFF, de la SNCF ? Ceux-ci précisent que le Léman Express va relier dès décembre 2019 Annecy à Genève, à raison d’un train par heure en heure creuse et d’un train par demi-heure en heure de pointe[4] qui permettra de relier les 2 centres des deux villes de façon compétitive et sans perte de temps pour le voyageur.

A41

La SNCF propose même de moderniser l’actuelle voie ferrée unique pour permettre d’améliorer les temps de parcours et le nombre de trains proposés :

Le Grenelle des Transports conteste l’analyse de la Commission qui ne considère pas sérieusement l’alternative ferroviaire dans son rapport ou la méconnait. Elle reprend exactement les arguments d’AREA qui estime que l’autoroute permettra de mettre en place des transports en commun alors que c’est exactement dans le but inverse qu’elle entend l’élargir.

Cette commission sous-entend par des affirmations non étayées que la liaison ferroviaire n’est pas pertinente en se basant sur des arguments approximatifs et parcellaires. On remarquera que les avis négatifs de la consultation de la population sont également balayés et même qualifiés « d’oppositions de principe[5] », alors que celle-ci évoque souvent une amélioration de la ligne ferroviaire comme priorité pour la mobilité et la qualité de l’air. Aucun développement sur celui de la pollution et d’analyse des impacts environnementaux.

Si l’on peut, comme d’autres, s’interroger sur le statut de la vérité en politique qui est aujourd’hui clé dans l’exercice de la démocratie, on pourra, avec cet exemple, se désespérer de la tyrannie de l’incohérence.

[1] http://www.haute-savoie.gouv.fr/content/download/26005/157330/file/rapport%20d’enquete%20avis%20motives.pdf

[2] http://www.haute-savoie.gouv.fr/content/download/24443/148702/file/carte-comptage-hs-2016-bd.pdf voir comptage A41 point 19

[3] Voir page 61

[4] http://www.ceva.ch/wp-content/uploads/2017/09/leman-express-flyer-a4-def-20-09-16-lr.pdf

[5] Voir P 79

L’EAU, L’AIR, LA TERRE.

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Olivier Labasse : Annecy Lac Environnement

 1957- 2017 : bon anniversaire ?

 Les trois milieux naturels fondamentaux, indispensables au développement de nos existences, sont réunis dans notre bassin de vie, celui du lac d’Annecy dont la vocation première est d’être le rassurant réservoir d’eau potable d’une collectivité de 200 000 habitants en expansion.

2016-12-16 Le Sud du lac d'AnnecySauvegardé grâce à quelques visionnaires dès les années 1950, à leurs recherches novatrices, leurs campagnes de sensibilisation et d’information, leur ténacité inlassable pendant près de 20 ans pour convaincre les élus et les hôteliers riverains. Sauvé de l’agonie de l’eutrophisation de ses eaux et de la mort silencieuse par les travaux de grande envergure, politiquement courageux, entrepris de 1962 à 1976 avec le soutien d’un Maire clairvoyant : stations d’épuration, collecteurs d’égouts sur ses rives, stations de relèvements.

Notre lac est petit : 27km2 de superficie (près de 2 fois moins que le Lac du Bourget et 20 fois moins que le Léman) pour un périmètre de 32km  avec un volume d’eau modeste pour un lac (1,1 km3, trois fois moins que son voisin savoyard) : il est exposé et vulnérable, d’autant que le renouvellement de ses eaux est lent.

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Répondez tous à l’enquête du « Grand Annecy »

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Francis Courage – Rive Ouest Environnement

Nous avons reçu le magazine N°2 du « Grand Annecy » dont le thème est la mobilité avec pour objectif le PDU (Plan de Déplacements Urbains).

PDU QuestionnaireIl comporte une enquête sur nos déplacements.
Avec l’aide des signatures de notre pétition (1700), nous essayons d’obtenir enfin un véritable transport collectif sur notre rive du lac.
C’est pourquoi je vous invite vivement à répondre à cette enquête .

Vous pouvez le faire sur papier ou directement sur le site de l’Agglo au moyen du lien ci-dessous :

Dans vos réponses, insistez sur la nécessité de lutter contre la pollution de l’air.

Et si cela vous convient dans la question N°15, seule question ouverte, soulignez l’urgence :

Dès 2018 il faut un véritable transport collectif sur la rive ouest du lac intégré au réseau SIBRA avec une fréquence, une amplitude et une ponctualité de service indispensable à sa réussite, une facilité d’accès pour tous ( handicapés, personnes âgées , personnes avec bagages, vélos….), la modernisation des moyens de paiement.

Un VRAI transport en commun doit avoir une réelle priorité sur le reste du trafic. Abandonnons le « tout auto ». .

Et puis, nous sommes au bord d’un lac navigable ! Pourquoi aucune réflexion n’est proposée sur des « bateaux bus » à propulsion propre !

A vous de jouer

 

L’équipe du Grenelle vous encourage à voir ou à  revoir l’Etat des Lieux sur la pollution et les transports du bassin annécien c’est ici :

#vidéo: Etat des lieux sur la pollution et les transports du bassin annécien

le Rassemblement pour la qualité de l’air du 17 12 à Annecy, une réussite !

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1000 mercis ! Aux citoyens, aux musiciens, aux associations. La mobilisation continue !

Des projets routiers onéreux et inquiétants, et aucune alternative de transports en commun efficaces.

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« Nous demandons un vrai débat public ! »

Les édemocratielus décideurs nous préparent un bassin de vie fondé sur le « tout voiture », partout synonyme de pollution et d’embouteillages : nous refusons cette orientation ! 

Le 27 juin 2016, le Conseil départemental (CD74) et la Communauté de l’agglomération d’Annecy (C2A) ont signé une convention de financement global à hauteur de 432 millions d’Euros (8 fois le coût prévisionnel du centre des congrès) pour tous les projets routiers programmés dans l’agglomération annécienne.

« Avec le tunnel le trafic va augmenter de 48% sur le secteur Duingt-Sevrier »

Officiellement, ces projets vont « fluidifier » le trafic. En réalité, ces projets vont faire exploser le trafic des véhicules individuels et des poids lourds.  « Les chiffres officiels fournis par le CD 74 (étude BG) montrent qu’avec le tunnel le trafic va augmenter de 48% sur le secteur Duingt-Sevrier à l’horizon 2030, alors que la rive Ouest du lac est déjà saturée chaque matin et chaque soir, comme l’est d’ailleurs la rive Est. Ce n’est  pas ce que nous voulons pour notre bassin de vie. » (E.Luca, B.d’Halluin*)

Si nous ne réagissons pas, les transports collectifs et les modes doux vont rester les parents pauvres des offres de mobilités sur le bassin annecien, avec une aggravation des conséquences en termes de pollution et de santé publique et l’hyper-congestion de la circulation

Les élus décideurs veulent éviter un vrai débat public sur l’ensemble de leurs projets : quelles en sont les raisons cachées ? 

« Voilà deux ans que nous avons demandé aux élus d’organiser un grand débat public, un « Grenelle des transports et de la qualité de l’air du bassin annecien » pour que les habitants puissent être correctement informés de leurs projets et se prononcer en connaissance de cause sur des solutions aptes à mieux répondre à leurs besoins de mobilité pour les 15 ans qui viennent. Notre demande a été rejetée, mauvais coup à la démocratie locale. »  (O. Labasse) Ces projets engagent notre avenir, notre qualité de vie, notre santé et celle de nos enfants, ainsi que notre économie, y compris touristique. Ils ont été volontairement découpés en plusieurs projets pour passer sous les seuils de déclenchement d’un vrai débat public. Ceci pour éviter d’avoir à présenter leurs conséquences globales en termes de pollution, de santé et de trafic.

Puisque les élus décideurs ne veulent pas nous entendre, nous en appelons officiellement à la Commission Nationale du Débat Public (Lire la lettre envoyée au Pdt)

« Nous attendons de la CNDP qu’elle demande aux élus décideurs de revoir leur position »

Notre collectif des 15 associations avait déjà alerté en 2015 la Ministre de l’Environnement sur les orientations qui se profilaient sur le bassin annecien. Les décisions ont malgré tout été prises par les élus locaux, et nous les contestons. « Placés devant ce fait accompli, et pendant qu’il n’est pas encore trop tard, nous venons d’écrire à la CNDP pour contester le périmètre réduit sur lequel le Conseil Départemental entend conduire le débat. Nous attendons de la CNDP qu’elle demande aux élus décideurs de revoir leur position » (JP. Crouzat)

Habitants du bassin annecien, nous vous alertons : aidez-nous à obtenir un vrai débat citoyen sous l’égide de la CNDP !

(*) les personnes citées font partie du collectif Grenelle des transports et de la qualité de l’air