Climat

OUI à un transport en commun vraiment attractif en rive ouest. Bientôt 10 000 signatures

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  • Sur voie dédiée (« site propre intégral ») jusqu’à la gare d’Annecy, de manière à
    garantir la ponctualité et la fiabilité des horaires.
  • Rapide, à forte fréquence et à amplitude horaire élevée.
  • Offrant confort, sécurité, accès handicapés, poussettes et vélos.
  • Permettant l’intermodalité avec les autres modes de déplacement (parc relais), en
    particulier les autres transports en commun (trains, bus) et les modes doux (vélo).

NON au tunnel routier sous le Semnoz

Le tunnel, un aspirateur à voitures qui provoquerait sur la rive ouest une augmentation
considérable du trafic, des embouteillages et de la pollution, avec ses conséquences sur la santé.

Selon la dernière étude (1 ), le tunnel ce serait :

  • 36% de trafic supplémentaire entre Sevrier et St-Jorioz et 44% entre St-Jorioz et Doussard.
  • Une congestion déplacée : la saturation en heure de pointe entre Annecy et Sevrier, censée être éliminée de la rive ouest, serait en fait déplacée entre Sevrier et St-Jorioz.

Une forte augmentation du trafic est à prévoir également à Vovray et ses approches.

Le tunnel (et ses accès), ce serait aussi de 236 à 284 millions d’euros aux frais du contribuable.

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Collectif d’associations pour un Grenelle des transports et de la qualité de l’air du bassin annécien (AGE21, Amis de la Terre 74, ARDSL, ASURAIL, Bien Vivre à Veyrier, Changeons d’Ère, CSF74, FNAUT, FRAPNA74, Lac d’Annecy Environnement, Pays de Faverges Environnement, Plus belle ma vie, Rive Ouest Environnement).

Pétition également soutenue par les associations : ACPAT, AMAPlace sur la Terre, Amis du Terroir du Pays de Fillière, ARSMB, Association Citoyenne de Passy, Cellule Verte 74, ChloroFill, Colibris Arve et Giffre, Collectif médical de la vallée de l’Arve, Inspire, L’Abeille, Les Écolibristes, Mountain Wilderness, Nature & Environnement en Pays Rochois, Roule & Co, Sallanches Autrement, Vivre en Montagnes du Giffre, Vivre en Vallée Verte.

(1) Étude de trafic: modélisation statique (BG Ingénieurs Conseils, 2018) commandée par le Conseil départemental.

Revue de presse de fin d’année au sujet de LOLA*

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En vous souhaitant à toutes et à tous de bonnes fêtes de fin d’année.

Mais rien n’est confirmé, c’est un accord de principe. Ce serait un bon début d’année 2019.

*Liaison Ouest du Lac d’Annecy

Notre appel aux élus pour la prise en compte du réchauffement climatique

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APPEL DES 13 ASSOCIATIONS DU GRENELLE DES TRANSPORTS ET DE LA QUALITE DE L’AIR AUX ELUS DU BASSIN ANNECIEN ET DU DEPARTEMENT DE LA HAUTE-SAVOIE POUR LA PRISE EN COMPTE DU RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE DANS LES PROJETS DE MOBILITE

LAC ANNECY CLIMATPersonne ne peut désormais ignorer que les trois dernières années, 2015, 2016 et 2017, ont été les plus chaudes jamais observées depuis le début des relevés climatiques. 2018 devrait compléter la série.

Dans le monde, les conséquences du réchauffement climatique seront dramatiques : 250.000 morts par an à partir de 2030 (OMS) et 143 millions de réfugiés climatiques (Banque mondiale) ou 250 millions (ONU) d’ici 2050.
Dans les Alpes, le réchauffement est deux fois plus rapide que dans le reste du monde ; Météo France prévoit une « diminution forte dès le milieu du 21ème siècle de la durée d’enneigement de tous les massifs français, ce jusqu’à une altitude de 2500 m. ». Nous constatons tous les effets du réchauffement et de la dégradation du climat : fonte accélérée des glaciers, éboulements rocheux en haute montagne, cours d’eau asséchés, lac d’Annecy à marée basse.

Le nouveau rapport (octobre 2018) des scientifiques du GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) met en garde les dirigeants des 195 pays signataires de l’accord de Paris (COP 21) : pour contenir le réchauffement climatique à un niveau supportable (+1,5°C), nous devons engager des transformations « rapides » et
« sans précédent » et réduire nos émissions de CO2 de 45% d’ici 2030, faute de quoi nous dépasserons très rapidement ce seuil de +1,5°C, à savoir dès 2030 à 2052.

Le secteur des transports est le plus gros émetteur de gaz à effet de serre (GES) en France. Dans le périmètre de l’agglomération, c’est-à-dire celui du Plan de Déplacements Urbains (PDU), le dossier ATMO relatif au projet de mobilité indique (page 42) que les émissions de CO2 liées au trafic routier dans l’agglomération vont augmenter de
14% d’ici 2030 : roulant à la catastrophe, on accélère au lieu de freiner. Les habitants se seraient attendus à ce que les projets de mobilité du PDU, le projet LOLA en particulier, aient pour objectif d’inverser cette tendance.

Alors que d’autres solutions « décarbonées » ont été identifiées, le projet LOLA actuel à trois composantes (tunnel, BHNS, NVU) amènerait, pour sa part, une baisse négligeable des émissions de CO2 de 0,1% comme l’indique encore le rapport ATMO (ce qui maintiendrait la hausse des émissions liées au trafic dans l’agglomération à +13,9%). Cela signifie que ce projet conjoint du Grand Annecy et du Département haut-savoyard s’inscrit exactement dans la trajectoire du scénario funeste du GIEC où « aucun effort d’atténuation supplémentaire n’est déployé » et conduisant à une augmentation de 4 à 5°C d’ici 2100. Pour comprendre l’impact d’une telle différence de température, il
correspond à celui de la différence de température entre une période glaciaire et une période interglaciaire (CNRS).

Le coûteux projet LOLA (300 à 350 millions d’euros) se révèle donc en totale contradiction avec les préconisations du GIEC et avec les engagements locaux, français, européens et internationaux de réduction des émissions de GES.
Si rien ne change, nos enfants, et aussi notre génération, connaitront un monde où il fera moins bon vivre : ressources raréfiées, perte de biodiversité, catastrophes climatiques. Un monde plus conflictuel, plus dangereux.
NOUS APPELONS LES ELUS A PRENDRE LA MESURE DE LA MENACE CLIMATIQUE ET A ORIENTER LEURS PROJETS EN CONSEQUENCE.

« Notre étude comparative de solutions alternatives : une mauvaise note pour LOLA »

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Une seule solution de mobilité est proposée par les maîtres d’ouvrage : elle s’appelle LOLA. Ce n’est pas suffisant pour susciter un débat éclairé et pour prendre les bonnes décisions.

Nos associations ont développé une étude comparative… 

… qui se veut la plus objective possible. Parmi diverses options envisageables, et notamment tout ce qui pourrait être fait « ici et maintenant », nous avons comparé à LOLA trois autres solutions de mobilité, dont deux avaient déjà été préconisées par des bureaux d’études ces dernières années – à savoir TTK et SYSTRA – sans toutefois être retenues par les décideurs politiques.

Chaque solution présente des avantages et des inconvénients éventuels, mais toutes sont nettement mieux classées que le projet LOLA, qui n’obtient que 8,5 / 20 pour 300 à 350 millions d’Euros d’investissement. A vous de juger.

Lire et télécharger notre étude comparative 

Grenelle Les projet et les notes

Comparatif du Grenelle LOLA et autres alternatives

Annecy, ville atypique

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Bruno d’Halluin :  Les Amis de la Terre 74

1/ Atypique par la pollution de son air

Annecy est la ville la plus polluée en Auvergne-Rhône-Alpes aux particules fines PM2,5 (les plus dangereuses car elles pénètrent les alvéoles pulmonaires) sur la moyenne 2009-2017. Elle l’a été en 2011, 2013, 2014, 2015, 2016. On peut saluer une amélioration en 2017, mais avec circonspection car « les conditions météorologiques ont été particulièrement clémentes vis-à-vis des épisodes de pollution l’année dernière [en 2017] » (Atmo Auvergne-Rhône-Alpes).

Pour rappel Annecy a été classée 2e ville la plus polluée de France aux PM2,5 par l’OMS (classement publié en 2014 sur des données de 2011). Sur un autre critère, celui de l’indice ATMO (prenant en compte les polluants PM10, NO2, SO2 et O3), une étude publiée sur le site du Ministère de l’écologie place Annecy à la 8ème place sur les 60 agglomérations françaises de plus de 100.000 habitants (période 2009-2011).

Santé Publique France (ex-InVS) nous informe sur le fait que dans l’agglomération annécienne, les habitants perdent 11 mois d’espérance de vie par rapport à une ville qui respecterait la valeur-guide de l’OMS pour les particules fines cancérigènes PM2,5 ; soixante-dix décès par an y sont attribués à cette pollution de fond.

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2/ Atypique par sa dépendance à la voiture

En 2014, une étude publiée sur le site du Ministère de l’écologie[1] constate : « Pour se déplacer, les habitants du bassin annécien utilisent presque exclusivement la voiture. Cette forte dépendance à l’automobile s’explique à la fois par la qualité de l’offre routière et par la faiblesse de l’offre en transports alternatifs au sein du bassin annécien. »

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