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Rappel #Annecy : “Un tramway nommé désir” ?

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Conférence débat : L’expérience du Tramway de Besançon

le 7 avril 2017 à 18 h 30 – Salle des Eaux et Forêts à Annecy

113 Bd du Fier -74000 Annecy -Ouverture des portes à 18 h

tramway nommé désir à Annecy

Vous l’aurez compris, il ne s’agit pas de la pièce de théâtre de Tennessee Williams, mais de la prochaine réunion du « Grenelle ». La 1ère d’un cycle de réunions sur les solutions de mobilité sur le bassin annécien.

Au programme de cette soirée

  • Qualité de l’air et pollution,  des solutions sont possibles !
  • L’expérience du Tramway de Besançon, Michel Loyat, vice-président en charge des transports du Grand Besançon
  • Pourquoi un tram sur la Rive Ouest du lac ?

Venez nombreux et relayez l’information

 

Particules Fines pm 2,5 : Annecy toujours en haut du classement en 2016 !

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POLLUTION ET SANTÉ DANS L’AGGLOMERATION ANNECIENNE

Par Bruno d’Halluin – Les Amis de la Terre 74

Le classement d’Annecy comme 2e ville la plus polluée de France par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a été relativisé, voire nié, par une partie des élus locaux. Pourtant, la très mauvaise place de notre ville aux niveaux tant Rhône-alpin que national est indiscutable lorsqu’on se penche de plus près sur les chiffres. L’Institut de Veille Sanitaire (InVS) confirme que cette pollution a des répercussions directes sur la santé et l’espérance de vie des habitants. Les médecins locaux nous en alertent de plus en plus fréquemment.

1/ Classement d’Annecy parmi les villes les plus polluées

pm-2-5-annecy-moyenne-sur-7-ansL’OMS a donc classé Annecy 2e ville la plus polluée de France. Ce classement, publié en 2014, se base sur le taux de particules fines de diamètre inférieur à 2,5 μm, dites PM2,5. Il s’appuie sur les données recueillies en 2011, ce qui a conduit certains élus à remettre en cause le classement car c’est une année où
les résultats d’Annecy ont été particulièrement mauvais. Pour autant, une étude approfondie des données disponibles fournies par Air Rhône-Alpes montre qu’Annecy est la ville la plus polluée en Rhône-Alpes en PM2,5 (les plus dangereuses car elles pénètrent les alvéoles pulmonaires), non seulement en 2011 mais aussi sur la moyenne 2009-2016, ainsi que sur les dernières années (2014, 2015 et 2016).

pm-2-5-moyenne-2016Par ailleurs, une étude publiée sur le site du Ministère de l’Ecologie, indique pour les 60
agglomérations françaises de plus de 100.000 habitants et pour la période 2009-2011, le nombre de jours par an où l’indice ATMO est supérieur ou égal à 6. Cet indice fournit une information synthétique sur la qualité de l’air et est basé sur les concentrations dans l’air de quatre polluants : dioxyde de soufre (SO2), dioxyde d’azote (NO2), ozone (O3) et particules fines de diamètre inférieur à 10 μm (PM10).Bien que cette étude se base sur une période plus large et surtout sur des critères différents de celle de l’OMS, Annecy y reste classée parmi les villes les plus polluées de France, à la 8e place sur 60.L’InVS nous apprend que les transports et le résidentiel sont les principales sources de pollution aux particules fines dans l’agglomération annécienne, devant l’industrie. Air Rhône- Alpes indique que 70% des NOx incombe aux transports.

2/ Effets de la pollution sur la santé dans l’agglomération annécienne

L’Institut de Veille Sanitaire (InVS) a évalué l’impact sanitaire de la pollution atmosphérique urbaine dans l’agglomération d’Annecy sur la période 2009-2011. Elle montre que les habitants de l’agglomération annécienne perdent 11 mois d’espérance de vie par rapport à une ville qui respecterait la valeur-guide de l’OMS pour les particules fines cancérigènes PM2,5. Soixante-dix décès par an sont attribués à cette pollution.

Il convient de distinguer deux types d’impact de l’exposition à la pollution atmosphérique sur la santé :

les impacts à court terme (quelques jours) sont à l’origine de troubles tels que : irritations oculaires ou des voies respiratoires, crises d’asthme, exacerbation de troubles cardio-vasculaires et respiratoires pouvant conduire à une hospitalisation, et dans les cas les plus graves au décès ;

les impacts à long terme (1 à 10 ans) peuvent être définis comme la contribution de l’exposition à la pollution atmosphérique au développement ou à l’aggravation de maladies chroniques telles que : cancers, pathologies cardiovasculaires et respiratoires, troubles neurologiques, troubles du développement, etc.

Respirer l’air du bassin annécien serait donc mortel et les transports routiers en sont co-responsables. Où est passé « l’oxygène à la source ? ».

le Rassemblement pour la qualité de l’air du 17 12 à Annecy, une réussite !

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1000 mercis ! Aux citoyens, aux musiciens, aux associations. La mobilisation continue !

Des projets routiers onéreux et inquiétants, et aucune alternative de transports en commun efficaces.

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« Nous demandons un vrai débat public ! »

Les édemocratielus décideurs nous préparent un bassin de vie fondé sur le « tout voiture », partout synonyme de pollution et d’embouteillages : nous refusons cette orientation ! 

Le 27 juin 2016, le Conseil départemental (CD74) et la Communauté de l’agglomération d’Annecy (C2A) ont signé une convention de financement global à hauteur de 432 millions d’Euros (8 fois le coût prévisionnel du centre des congrès) pour tous les projets routiers programmés dans l’agglomération annécienne.

« Avec le tunnel le trafic va augmenter de 48% sur le secteur Duingt-Sevrier »

Officiellement, ces projets vont « fluidifier » le trafic. En réalité, ces projets vont faire exploser le trafic des véhicules individuels et des poids lourds.  « Les chiffres officiels fournis par le CD 74 (étude BG) montrent qu’avec le tunnel le trafic va augmenter de 48% sur le secteur Duingt-Sevrier à l’horizon 2030, alors que la rive Ouest du lac est déjà saturée chaque matin et chaque soir, comme l’est d’ailleurs la rive Est. Ce n’est  pas ce que nous voulons pour notre bassin de vie. » (E.Luca, B.d’Halluin*)

Si nous ne réagissons pas, les transports collectifs et les modes doux vont rester les parents pauvres des offres de mobilités sur le bassin annecien, avec une aggravation des conséquences en termes de pollution et de santé publique et l’hyper-congestion de la circulation

Les élus décideurs veulent éviter un vrai débat public sur l’ensemble de leurs projets : quelles en sont les raisons cachées ? 

« Voilà deux ans que nous avons demandé aux élus d’organiser un grand débat public, un « Grenelle des transports et de la qualité de l’air du bassin annecien » pour que les habitants puissent être correctement informés de leurs projets et se prononcer en connaissance de cause sur des solutions aptes à mieux répondre à leurs besoins de mobilité pour les 15 ans qui viennent. Notre demande a été rejetée, mauvais coup à la démocratie locale. »  (O. Labasse) Ces projets engagent notre avenir, notre qualité de vie, notre santé et celle de nos enfants, ainsi que notre économie, y compris touristique. Ils ont été volontairement découpés en plusieurs projets pour passer sous les seuils de déclenchement d’un vrai débat public. Ceci pour éviter d’avoir à présenter leurs conséquences globales en termes de pollution, de santé et de trafic.

Puisque les élus décideurs ne veulent pas nous entendre, nous en appelons officiellement à la Commission Nationale du Débat Public (Lire la lettre envoyée au Pdt)

« Nous attendons de la CNDP qu’elle demande aux élus décideurs de revoir leur position »

Notre collectif des 15 associations avait déjà alerté en 2015 la Ministre de l’Environnement sur les orientations qui se profilaient sur le bassin annecien. Les décisions ont malgré tout été prises par les élus locaux, et nous les contestons. « Placés devant ce fait accompli, et pendant qu’il n’est pas encore trop tard, nous venons d’écrire à la CNDP pour contester le périmètre réduit sur lequel le Conseil Départemental entend conduire le débat. Nous attendons de la CNDP qu’elle demande aux élus décideurs de revoir leur position » (JP. Crouzat)

Habitants du bassin annecien, nous vous alertons : aidez-nous à obtenir un vrai débat citoyen sous l’égide de la CNDP !

(*) les personnes citées font partie du collectif Grenelle des transports et de la qualité de l’air

Le projet de tunnel sous le Semnoz : mythe et réalités

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Par Olivier Labasse – Bien Vivre à Veyrier
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Photo Jean-Pierre Crouzat FRAPNA

Depuis des décennies, le tunnel sous le Semnoz ressort de sa montagne, comme le serpent de son loch Ness, et échauffe les esprits. Attendu d’abord comme le « chainon manquant » d’une route à grande circulation Genève- Albertville (après l’abandon de la voie ferrée ouverte en 1901 et avant la création de l’autoroute A41), puis aujourd’hui, alternativement selon sa commune, comme la solution d’amélioration de la circulation sur la rive Ouest ou le contournement d’Annecy par un financement extérieur, on sait désormais que ses conséquences seraient négatives pour le plus grand nombre. Coup sur coup, 3 études diligentées entre 2012 et 2015 par le Conseil Général devenu Conseil Départemental de la Haute-Savoie (CD74) et la Communauté de l’agglomération d’Annecy (C2A), le montrent sans conteste. En confirmation de toutes les analyses similaires d’experts du transport et de l’urbanisme, français et internationaux[1].

Pourtant, la force d’inertie et les vieilles croyances emportent les élus vers un projet inconsidéré dont ils porteraient la lourde responsabilité devant les habitants du bassin annécien et pour les générations futures: embouteillages accrus, atteintes graves à la santé, au site, aux finances publiques.

Il faut arrêter de se tromper et, pour cela, en venir à la vérité des faits et des chiffres des 3 études, lesquels sont plus têtus que toutes les vieilleries idéologiques, pour révéler l’évidence, démythifier la légende, démystifier les crédules.

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Etude d’impact : Véhicules électriques vs projets liés au transport dans le bassin annécien

En passant Publié le Mis à jour le

Par Bruno d’Halluin, Les Amis de la Terre 74.

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Etude comparative de l’impact respectif des véhicules électrifiés et des projets liés au transport dans le bassin annécien sur les émissions de gaz à effet de serre (GES), la qualité de l’air et le trafic routier à l’horizon 2030. 

  • Par « véhicules électrifiés », on entend véhicules électriques et véhicules hybrides rechargeables.
  • Les références complètes des ressources utilisées sont données en fin de document.

Synthèse

Les études consultées montrent que le parc français de véhicules particuliers en 2030 comprendrait 6% de véhicules électrifiés. Cette pénétration des véhicules électrifiés génèrerait pour ce parc une réduction de 3% des émissions de gaz à effet de serre (GES), une réduction de 4% des émissions de particules fines (PM10) sur les lieux de circulation (mais une hausse sur les lieux de production), et aucun impact sur le trafic routier.

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