GES

Tunnel sous le Semnoz : un projet climaticide

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Bruno d’Halluin :  Les Amis de la Terre 74

Grenelle Tunnel Climaticide
L’ours polaire est devenu le symbole du réchauffement climatique

Au mois de novembre dernier, 15.000 scientifiques du monde entier ont lancé un appel pour que l’on réduise rapidement nos émissions de gaz à effet de serre (GES), afin d’éviter « une souffrance généralisée ».

Au mois de décembre, le Président de la République, Emmanuel Macron, a déclaré à l’occasion du One Planet Summit à Paris sur le réchauffement climatique : « On est en train de perdre la bataille. Ceux qui étaient avant nous avaient une chance : ils pouvaient dire « on ne savait pas ». Depuis une vingtaine d’années, on sait. »

Le 18 janvier, l’Organisation Météorologique Mondiale (OMM) a confirmé que 2017 est la deuxième année la plus chaude depuis le début des relevés météorologiques au XIXe siècle. En outre :

  • 2017 est l’année la plus chaude hors El Niño (phénomène cyclique qui réchauffe le climat)
  • Dix-sept des dix-huit années les plus chaudes appartiennent au XXIe siècle
  • 2015, 2016 et 2017 sont les trois années les plus chaudes depuis le début des relevés, ce qui fait dire à l’OMM : « le rythme du réchauffement constaté ces trois dernières années est exceptionnel.»

Tout aussi effrayant est le manque de réaction de l’humanité en général et de nos élus locaux en particulier. En effet, de nombreux projets routiers sont prévus dans l’agglomération annécienne et ne pourront que favoriser le trafic routier et donc générer des émissions de gaz à effet de serre (GES) supplémentaires.

Dans le cas du tunnel sous le Semnoz, la dernière étude commandée par le département et l’agglomération, à savoir l’étude BG[1], le confirme. Pour ne citer qu’un seul chiffre, cette étude montre qu’à l’horizon 2030 et en heure de pointe du matin, en prenant la moyenne des hypothèses et des tronçons entre Duingt et Sevrier, le tunnel génèrerait, par rapport à une situation sans tunnel, 48% de trafic supplémentaire (vous pouvez trouver le détail de ce calcul en annexe). Ce trafic induit amènerait autant d’émissions de GES supplémentaires, en totale contradiction avec les objectifs français et européens sur le climat. L’Union Européenne s’est fixée pour objectif à l’horizon 2030, non pas d’augmenter ses émissions de GES de 48%, mais de les baisser de 40% : énorme hiatus.

Le tunnel sous le Semnoz est donc clairement un projet climaticide, d’un autre temps (car comme dit le Président, aujourd’hui « on sait »), et si l’on voulait être bien certain de « perdre la bataille » on ne s’y prendrait pas autrement qu’en réalisant ce genre de projets. Or, des alternatives existent. Pour le cas de la rive gauche du lac : un transport en commun véritablement attractif et donc pour le moins en site propre intégral.

En 2015, quarante associations du département, parmi lesquelles celles du collectif pour un « Grenelle des transports et de la qualité de l’air du bassin annécien », ont demandé un moratoire sur les projets routiers en Haute-Savoie, sans être entendus jusqu’ici.

Nous demandons une fois encore et avec force la suspension de ce projet de tunnel et de tout autre projet routier climaticide, et qu’une évaluation sérieuse de leur impact climatique soit réalisée, afin de laisser une chance à la planète et aux enfants de nos cours d’école, puisque ce sont bien eux qui seront en première ligne.

Annexe

Les chiffres de l’étude BG : « Projet de mobilité ouest : tunnel sous le Semnoz / BHNS 1508 / NVU »

1/ Les hypothèses

  • Hypothèse basse: trafic stabilisé malgré la hausse de population et d’emploi
  • Hypothèse haute: croissance du trafic liée à la croissance démographique (+13% entre 2015 et 2030)

2/ Les « situations »

  • Situation 1, dite « actuelle » (2015). Donc équivalente à une prévision 2030 sans tunnel ni BHNS hypothèse basse
  • Situation 2, dite « de référence »: prévision 2030 sans tunnel ni BHNS hypothèse haute
  • Situation 3, dite « de projet global hypothèse basse »: prévision 2030 avec tunnel et BHNS hypothèse basse
  • Situation 4, dite « de projet global hypothèse haute »: prévision 2030 avec tunnel et BHNS hypothèse haute

3/ Les prévisions de trafic

  • En heure de pointe du matin
  • Tronçon Duingt-Sevrier
  • Dans le sens Faverges-Annecy
  • Prévision pour 2030
  • Comparaison avec ou sans tunnel+BNHS
  Hypothèse basse Hypothèse haute
  Situation 1

(sans tunnel)

Situation 3

(avec tunnel)

Trafic induit Situation 2

(sans tunnel)

Situation 4

(avec tunnel)

Trafic induit
St Jorioz – Sevrier 740 980 +32% 830 1190 +43%
Duingt – St Jorioz 430 670 +56% 440 770 +75%

Moyenne générale (pondérée) trafic induit:  +48%  (1190+770+980+670 / 830+440+740+430)

Par ailleurs, les chiffres montrent qu’avec le tunnel+BHNS, la saturation actuelle constatée sur la RD1508 entre Sevrier et Annecy (1040 véhicules/heure en heure de pointe du matin), censée être éliminée de la rive gauche, serait en fait déplacée entre St Jorioz et Sevrier, et probablement amplifiée (980 à 1190 véhicules/heure selon les deux hypothèses).

[1] Etude BG (2015) : étude « Projet de mobilité ouest : tunnel sous le Semnoz / BHNS 1508 / NVU » réalisée par le Groupement BG Ingénieurs Conseils et commandée par le CD74 et la C2A.

Participez à l’enquête publique sur l’élargissement de la A41 à 2X3 voies entre Annecy Nord et Saint-Martin de Bellevue

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Ghislaine Lombart les Amis de la Terre 74

Cet article vous propose quelques arguments dont vous pouvez vous inspirer pour faire votre déposition en ligne en allant sur le registre dématérialisé en cliquant ci-dessous.

https://www.registre-dematerialise.fr/506

 

QUELQUES REMARQUES  SUR  L’ETUDE D’IMPACTLOS ANGELES PRINGY

L’étude d’impact d’un projet routier doit entres  autres préciser ces différents points :

-une analyse de l’état initial de la zone et des  milieux susceptibles d’être affectés par le projet notamment  la qualité de l’air.

-une analyse de tous les effets à court et long terme du projet sur l’environnement, la santé des populations

  • une analyse des effets cumulés avec d’autres projets connus
  • une esquisse des principales solutions de substitution et les raisons du choix retenu.
  • les mesures prévues pour  éviter ou compenser les effets négatifs notables du projet.
  1. CONCERNANT LE TRAFIC  ET LES EFFETS CUMULES  AVEC D’AUTRES PROJETS

Il est noté : « l’élargissement de l’A41 n’induira pas une augmentation de trafic ».

Il n’est donc fait aucun cas dans l’analyse :

  • du trafic induit par l’élargissement pourtant démontré et étudié dans des projets similaires
  • des apports supplémentaires de trafic liés inévitablement aux projets routiers du Grand Annecy et du Département (tunnel sous le Semnoz, prolongé par   la RD3508 sud et nord  à 2×2 voies .Les effets cumulés de l’ensemble des projets routiers ne sont pas traités.
  • des projets importants d’urbanisme de l’ensemble du bassin et du secteur concerné
  1. CONCERNANT LA QUALITE DE L’AIR ET LE CLIMAT

Il est noté en conclusion « une maitrise des pollutions et nuisances »

Nous remarquons dans l’état initial  les valeurs  déjà  élevées des particules fines et du dioxyde d’azote.

(Nous constatons qu’il n’y a dans le périmètre du projet aucune station de mesure permanente pour les différents polluants ; campagne de mesure  sur  un seul mois (septembre 2014) pour 2 polluants : le benzène et le dioxyde d’azote)

L’évaluation des émissions de polluants (particules fines) induites par le projet est basée sur essentiellement 2 critères :   -l’amélioration technologique des véhicules et le renouvellement du parc  roulant

Nous nous interrogeons donc sur la fiabilité de ces modélisations et pensons qu’un certain nombre d’éléments ne sont pas pris en compte, dont le trafic induit cité plus haut.

La notion de fluidité évoquée encore une fois et que l’on sait provisoire ne fait l’objet d’aucune étude sérieuse.

Nous ne voyons pas comment les engagements de l’Etat sur le climat et la pollution  seront respectés :

  • diminution de 29% des GES d’ici 2030
  • diminution de la pollution : objectif de 14,7 µg/m3 (valeur annuelle) pour les PM2,5 en 2020
  1. CONCERNANT L’ETUDE DE SOLUTIONS DE SUBSTITUTION

La seule solution de substitution envisagée est «  de ne  pas élargir l’autoroute ».

Pourtant l’A41 fait partie de l’axe Annecy-Genève et la solution de substitution par le rail : le Léman Express, aurait dû être étudiée et comparée au projet en terme de temps de trajet, de coût et d’effets sur l’environnement.

Le doublement de l’A41 au nord d’Annecy ne résout rien car il ne s’attaque ni au bouchons du nœud routier près de l’hôpital, ni à ceux de la douane de Bardonnex. Pire, il va même les amplifier en créant un appel d’air.

Alors que l’on va proposer 10 pistes routières parallèles le long de Pringy, la voie ferrée reste encore à une seule voie unique.

C’est pourtant la solution d’avenir. Dès décembre 2019, le train Léman Express reliera une fois par heure Annecy à Genève en une heure de trajet. Mais en doublant la voie ferrée, on pourrait offrir un train chaque 15 mn permettant de rejoindre Genève en 45 mn depuis le centre d’Annecy avec arrêts à Pringy et Groisy.

SNCF Réseau a fait de récentes propositions fort pertinentes, basées sur les études d’Annecy 2018 : département, région et Grand d’Annecy doivent s’engager sur ce transport performant, sans rejet de pollution.

Cette solution de mobilité  entre Annecy et Genève serait en phase avec le protocole transport de la Convention Alpine.

  1. CONCERNANT LA SANTE DES POPULATIONS

Il faut rappeler que ce projet est situé à proximité de zones sensibles : 5 établissements  à caractère sanitaire et social dont l’Hôpital et un « éco quartier » le Pré Billy .

Les conclusions sur l’impact sanitaire du projet ne sont donc pas suffisamment précises.

L’EAU, L’AIR, LA TERRE.

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Olivier Labasse : Annecy Lac Environnement

 1957- 2017 : bon anniversaire ?

 Les trois milieux naturels fondamentaux, indispensables au développement de nos existences, sont réunis dans notre bassin de vie, celui du lac d’Annecy dont la vocation première est d’être le rassurant réservoir d’eau potable d’une collectivité de 200 000 habitants en expansion.

2016-12-16 Le Sud du lac d'AnnecySauvegardé grâce à quelques visionnaires dès les années 1950, à leurs recherches novatrices, leurs campagnes de sensibilisation et d’information, leur ténacité inlassable pendant près de 20 ans pour convaincre les élus et les hôteliers riverains. Sauvé de l’agonie de l’eutrophisation de ses eaux et de la mort silencieuse par les travaux de grande envergure, politiquement courageux, entrepris de 1962 à 1976 avec le soutien d’un Maire clairvoyant : stations d’épuration, collecteurs d’égouts sur ses rives, stations de relèvements.

Notre lac est petit : 27km2 de superficie (près de 2 fois moins que le Lac du Bourget et 20 fois moins que le Léman) pour un périmètre de 32km  avec un volume d’eau modeste pour un lac (1,1 km3, trois fois moins que son voisin savoyard) : il est exposé et vulnérable, d’autant que le renouvellement de ses eaux est lent.

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Particules Fines pm 2,5 : Annecy toujours en haut du classement en 2016 !

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POLLUTION ET SANTÉ DANS L’AGGLOMERATION ANNECIENNE

Par Bruno d’Halluin – Les Amis de la Terre 74

Le classement d’Annecy comme 2e ville la plus polluée de France par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a été relativisé, voire nié, par une partie des élus locaux. Pourtant, la très mauvaise place de notre ville aux niveaux tant Rhône-alpin que national est indiscutable lorsqu’on se penche de plus près sur les chiffres. L’Institut de Veille Sanitaire (InVS) confirme que cette pollution a des répercussions directes sur la santé et l’espérance de vie des habitants. Les médecins locaux nous en alertent de plus en plus fréquemment.

1/ Classement d’Annecy parmi les villes les plus polluées

pm-2-5-annecy-moyenne-sur-7-ansL’OMS a donc classé Annecy 2e ville la plus polluée de France. Ce classement, publié en 2014, se base sur le taux de particules fines de diamètre inférieur à 2,5 μm, dites PM2,5. Il s’appuie sur les données recueillies en 2011, ce qui a conduit certains élus à remettre en cause le classement car c’est une année où
les résultats d’Annecy ont été particulièrement mauvais. Pour autant, une étude approfondie des données disponibles fournies par Air Rhône-Alpes montre qu’Annecy est la ville la plus polluée en Rhône-Alpes en PM2,5 (les plus dangereuses car elles pénètrent les alvéoles pulmonaires), non seulement en 2011 mais aussi sur la moyenne 2009-2016, ainsi que sur les dernières années (2014, 2015 et 2016).

pm-2-5-moyenne-2016Par ailleurs, une étude publiée sur le site du Ministère de l’Ecologie, indique pour les 60
agglomérations françaises de plus de 100.000 habitants et pour la période 2009-2011, le nombre de jours par an où l’indice ATMO est supérieur ou égal à 6. Cet indice fournit une information synthétique sur la qualité de l’air et est basé sur les concentrations dans l’air de quatre polluants : dioxyde de soufre (SO2), dioxyde d’azote (NO2), ozone (O3) et particules fines de diamètre inférieur à 10 μm (PM10).Bien que cette étude se base sur une période plus large et surtout sur des critères différents de celle de l’OMS, Annecy y reste classée parmi les villes les plus polluées de France, à la 8e place sur 60.L’InVS nous apprend que les transports et le résidentiel sont les principales sources de pollution aux particules fines dans l’agglomération annécienne, devant l’industrie. Air Rhône- Alpes indique que 70% des NOx incombe aux transports.

2/ Effets de la pollution sur la santé dans l’agglomération annécienne

L’Institut de Veille Sanitaire (InVS) a évalué l’impact sanitaire de la pollution atmosphérique urbaine dans l’agglomération d’Annecy sur la période 2009-2011. Elle montre que les habitants de l’agglomération annécienne perdent 11 mois d’espérance de vie par rapport à une ville qui respecterait la valeur-guide de l’OMS pour les particules fines cancérigènes PM2,5. Soixante-dix décès par an sont attribués à cette pollution.

Il convient de distinguer deux types d’impact de l’exposition à la pollution atmosphérique sur la santé :

les impacts à court terme (quelques jours) sont à l’origine de troubles tels que : irritations oculaires ou des voies respiratoires, crises d’asthme, exacerbation de troubles cardio-vasculaires et respiratoires pouvant conduire à une hospitalisation, et dans les cas les plus graves au décès ;

les impacts à long terme (1 à 10 ans) peuvent être définis comme la contribution de l’exposition à la pollution atmosphérique au développement ou à l’aggravation de maladies chroniques telles que : cancers, pathologies cardiovasculaires et respiratoires, troubles neurologiques, troubles du développement, etc.

Respirer l’air du bassin annécien serait donc mortel et les transports routiers en sont co-responsables. Où est passé « l’oxygène à la source ? ».

LA VÉRITÉ SUR LE TUNNEL SOUS LE SEMNOZ

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Par Bruno d’Halluin : Les Amis de la Terre 74

Des projets se préparent au niveau des transports sur la rive ouest de notre lac : tunnel sous le Semnoz entre Annecy Vovray et Sevrier Riant-Port, nouveau bus abusivement appelé « à haut niveau de service » (BHNS). Ces projets, s’ils se réalisaient, influeraient sur notre vie quotidienne pendant des décennies.

Selon la dernière étude commandée par le Conseil Départemental et la C2A (BG Ingénieurs, 2015) : à l’horizon 2030 et en heure de pointe du matin, le projet tunnel+BHNS provoquerait une augmentation moyenne du trafic sur la rive ouest de +50%. Cette augmentation moyenne se déclinerait ainsi :

Tronçon Direction Hypothèse basse Hypothèse haute
St Jorioz – Sevrier Vers Annecy + 32% + 43%
Duingt – St Jorioz Vers Annecy + 56% + 75%
Le bassin annécien un jour de pollution talloir développement durable
Le bassin annécien un jour de pollution (crédit photo : Talloires développement durable)

Cette étude, comme les précédentes (SYSTRA 2013, TTK 2012), montre que ce tunnel à plus de 225 millions d’euros aux frais du contribuable serait un véritable ASPIRATEUR À VOITURES  vers la rive ouest du lac, provoquant sur l’ensemble de cette rive au sud de Sevrier Riant-Port une augmentation considérable du trafic, des embouteillages, de la pollution et des émissions de gaz à effet de serre.

Rappelons qu’Annecy a été classée 2e ville la plus polluée de France par l’OMS et qu’elle est la ville la plus polluée de Rhône-Alpes aux particules fines cancérigènes PM2,5 (source : Air Rhône-Alpes). Dans l’agglomération annécienne, cette pollution fait perdre 11 mois d’espérance de vie aux habitants et 70 décès par an lui sont attribués (source : InVS). Ceux qui habitent près d’un axe routier à grand trafic comme la RD1508 sont encore plus exposés.

Pour en savoir plus sur les études et sur le tunnel cliquez ici

Seul un Transport en Commun en Site Propre (TCSP) intégral (sur voie dédiée), suffisamment attractif (ponctualité, rapidité, fréquence, amplitude horaire, sécurité, confort, intermodalité avec transports « doux » tel le vélo) permettra de réduire les embouteillages et la pollution.

Le projet de tunnel sous le Semnoz : mythe et réalités

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Par Olivier Labasse – Bien Vivre à Veyrier
Bouchon sevrier car JP Crouzat (1)
Photo Jean-Pierre Crouzat FRAPNA

Depuis des décennies, le tunnel sous le Semnoz ressort de sa montagne, comme le serpent de son loch Ness, et échauffe les esprits. Attendu d’abord comme le « chainon manquant » d’une route à grande circulation Genève- Albertville (après l’abandon de la voie ferrée ouverte en 1901 et avant la création de l’autoroute A41), puis aujourd’hui, alternativement selon sa commune, comme la solution d’amélioration de la circulation sur la rive Ouest ou le contournement d’Annecy par un financement extérieur, on sait désormais que ses conséquences seraient négatives pour le plus grand nombre. Coup sur coup, 3 études diligentées entre 2012 et 2015 par le Conseil Général devenu Conseil Départemental de la Haute-Savoie (CD74) et la Communauté de l’agglomération d’Annecy (C2A), le montrent sans conteste. En confirmation de toutes les analyses similaires d’experts du transport et de l’urbanisme, français et internationaux[1].

Pourtant, la force d’inertie et les vieilles croyances emportent les élus vers un projet inconsidéré dont ils porteraient la lourde responsabilité devant les habitants du bassin annécien et pour les générations futures: embouteillages accrus, atteintes graves à la santé, au site, aux finances publiques.

Il faut arrêter de se tromper et, pour cela, en venir à la vérité des faits et des chiffres des 3 études, lesquels sont plus têtus que toutes les vieilleries idéologiques, pour révéler l’évidence, démythifier la légende, démystifier les crédules.

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Actualité du Grenelle

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L’Essor Savoyard Annecy et Région – 25 février 2016

Essor Savoyard 25 02 2016 Annecy et Région

Dauphiné Libéré – 25 février 2016

Duphiné 25 02 2016
Dauphiné 25 février 2016