Etudes

« Notre étude comparative de solutions alternatives : une mauvaise note pour LOLA »

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Une seule solution de mobilité est proposée par les maîtres d’ouvrage : elle s’appelle LOLA. Ce n’est pas suffisant pour susciter un débat éclairé et pour prendre les bonnes décisions.

Nos associations ont développé une étude comparative… 

… qui se veut la plus objective possible. Parmi diverses options envisageables, et notamment tout ce qui pourrait être fait « ici et maintenant », nous avons comparé à LOLA trois autres solutions de mobilité, dont deux avaient déjà été préconisées par des bureaux d’études ces dernières années – à savoir TTK et SYSTRA – sans toutefois être retenues par les décideurs politiques.

Chaque solution présente des avantages et des inconvénients éventuels, mais toutes sont nettement mieux classées que le projet LOLA, qui n’obtient que 8,5 / 20 pour 300 à 350 millions d’Euros d’investissement. A vous de juger.

Lire et télécharger notre étude comparative 

Grenelle Les projet et les notes

Comparatif du Grenelle LOLA et autres alternatives

Canons à neige SUR le Semnoz et tunnel SOUS le Semnoz

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Bruno d’Halluin :  Les Amis de la Terre 74 . Article initialement paru sur http://amisdelaterre74.org/canons-a-neige-sur-le-semnoz-et-tunnel-sous-le-semnoz.html

Le Syndicat intercommunal d’étude pour la protection et l’aménagement du Semnoz (Sipas) a voté ce 14 mars 2018 un budget pour équiper la station de ski de canons à neige. Or, les mêmes élus ont voté en 2016 une convention de financement pour des projets routiers dans le bassin annécien, dont le principal est le percement d’un tunnel sous le Semnoz.
N’est-on pas là devant une nouvelle variante du pompier pyromane ?arton885-167bb

Selon la dernière étude commandée par le département et l’agglomération, à savoir l’étude BG (1), le tunnel sous le Semnoz génèrerait à l’horizon 2030 sur la rive ouest du lac d’Annecy 48% de trafic supplémentaire par rapport à une situation sans tunnel (en heure de pointe du matin et en prenant la moyenne des hypothèses et des tronçons entre Duingt et Sevrier (2)). Ce trafic induit amènerait donc une forte augmentation des émissions de gaz à effet de serre (GES), en totale contradiction avec les objectifs français et européens sur le climat.

Selon le projet SCAMPEI (2011) coordonné par Météo-France : « Le principal résultat [du projet] est la diminution forte dès le milieu du 21ème siècle de la durée d’enneigement de tous les massifs […] jusqu’à une altitude de 2500 m. A la fin du siècle la durée annuelle d’enneigement est réduite de 80% dans les scénarios les plus pessimistes, 50% dans les scénarios optimistes. Ce résultat est robuste […]« 

Selon le rapport de la Cour des comptes de février 2018 (3) : « Entre 1880 et 2012, les températures moyennes dans les Alpes ont augmenté de plus de 2°C. Cette tendance s’accélère et se renforce. Elle annonce, d’ici la seconde moitié du siècle, une modification sensible des conditions d’enneigement et l’élévation concomitante de l’altitude permettant la viabilité de l’exploitation des domaines skiables.« 

Plus loin : « L’objectif de préservation d’un enneigement suffisant conduit à recourir à des expédients coûteux qui seront difficilement soutenables : aménagement de nouveaux espaces skiables, déplacement en altitude, remodelage des pistes, apports de neige artificielle. […] La production de neige nécessite cependant des températures suffisamment basses, désormais moins fréquentes en début et en fin de saison, mais aussi une ressource en eau dont la production, le stockage et le transport incombent souvent aux collectivités publiques. […] Qu’il s’agisse de dispositifs d’enneigement ou de retenues collinaires nécessaires à leur fonctionnement, ces investissements impliquent des financements importants engageant les collectivités sur le long terme alors que l’aléa climatique s’accroît.« 

Enfin : « Outre une contribution nécessaire aux préoccupations environnementales, le tourisme en montagne doit rechercher une diversification prudente de l’offre d’activité et préparer la reconversion des sites les plus menacés.« 

Pour faire face à la menace du réchauffement climatique, et plutôt que de remettre en cause les projets qui l’aggraveraient, des élus ont donc décidé d’équiper la station du Semnoz de canons à neige. Mais on sait que rapidement, ces premiers « enneigeurs » ne suffiront pas, puisque le climat continue de se réchauffer : les trois dernières années 2015-2016-2017 sont les trois plus chaudes jamais observées. On peut penser que la tendance n’est pas prête de s’inverser puisque l’on continue à lancer des projets du type tunnel sous le Semnoz, qui participent à réchauffer notre planète en général et notre Semnoz en particulier.

Alors si l’on veut à tout prix à la fois avoir une station du Semnoz enneigée et émettre toujours plus de GES, il va probablement falloir équiper peu à peu tout le domaine skiable, puis finalement abandonner la partie et laisser rouiller les canons par manque de froid pour les faire fonctionner.

(1) Etude BG (2015) : étude « Projet de mobilité ouest : tunnel sous le Semnoz / BHNS 1508 / NVU » réalisée par le Groupement BG Ingénieurs Conseils et commandée par le CD74 et la C2A.
(2) Vous pouvez trouver le détail de ce calcul en annexe de l’article http://amisdelaterre74.org/tunnel-sous-le-semnoz-un-projet-climaticide-841.html.
(3) Référence : https://www.ccomptes.fr/sites/default/files/2018-01/14-stations-ski-Alpes-nord-face-rechauffement-climatique-Tome-2.pdf

Conférence à Faverges : Comment sortir du Tunnel ? La presse en parle.

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L’ESSOR DU 16 NOVEMBRE 2017

Conf. Faverges L'Essor 16-11-2017

DAUPHINE DU 25 NOVEMBRE 2017

Conf Faverge DL 25 11 2017

L’ESSOR DU 30 NOVEMBRE 2017

Grenelle-Faverges 23-11 Essor 30-11-2017

LE FAUCIGNY DU 30 NOVEMBRE 2017

Faverges-LE Faucigny 30-11-2017

Participez à l’enquête publique sur l’élargissement de la A41 à 2X3 voies entre Annecy Nord et Saint-Martin de Bellevue

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Ghislaine Lombart les Amis de la Terre 74

Cet article vous propose quelques arguments dont vous pouvez vous inspirer pour faire votre déposition en ligne en allant sur le registre dématérialisé en cliquant ci-dessous.

https://www.registre-dematerialise.fr/506

 

QUELQUES REMARQUES  SUR  L’ETUDE D’IMPACTLOS ANGELES PRINGY

L’étude d’impact d’un projet routier doit entres  autres préciser ces différents points :

-une analyse de l’état initial de la zone et des  milieux susceptibles d’être affectés par le projet notamment  la qualité de l’air.

-une analyse de tous les effets à court et long terme du projet sur l’environnement, la santé des populations

  • une analyse des effets cumulés avec d’autres projets connus
  • une esquisse des principales solutions de substitution et les raisons du choix retenu.
  • les mesures prévues pour  éviter ou compenser les effets négatifs notables du projet.
  1. CONCERNANT LE TRAFIC  ET LES EFFETS CUMULES  AVEC D’AUTRES PROJETS

Il est noté : « l’élargissement de l’A41 n’induira pas une augmentation de trafic ».

Il n’est donc fait aucun cas dans l’analyse :

  • du trafic induit par l’élargissement pourtant démontré et étudié dans des projets similaires
  • des apports supplémentaires de trafic liés inévitablement aux projets routiers du Grand Annecy et du Département (tunnel sous le Semnoz, prolongé par   la RD3508 sud et nord  à 2×2 voies .Les effets cumulés de l’ensemble des projets routiers ne sont pas traités.
  • des projets importants d’urbanisme de l’ensemble du bassin et du secteur concerné
  1. CONCERNANT LA QUALITE DE L’AIR ET LE CLIMAT

Il est noté en conclusion « une maitrise des pollutions et nuisances »

Nous remarquons dans l’état initial  les valeurs  déjà  élevées des particules fines et du dioxyde d’azote.

(Nous constatons qu’il n’y a dans le périmètre du projet aucune station de mesure permanente pour les différents polluants ; campagne de mesure  sur  un seul mois (septembre 2014) pour 2 polluants : le benzène et le dioxyde d’azote)

L’évaluation des émissions de polluants (particules fines) induites par le projet est basée sur essentiellement 2 critères :   -l’amélioration technologique des véhicules et le renouvellement du parc  roulant

Nous nous interrogeons donc sur la fiabilité de ces modélisations et pensons qu’un certain nombre d’éléments ne sont pas pris en compte, dont le trafic induit cité plus haut.

La notion de fluidité évoquée encore une fois et que l’on sait provisoire ne fait l’objet d’aucune étude sérieuse.

Nous ne voyons pas comment les engagements de l’Etat sur le climat et la pollution  seront respectés :

  • diminution de 29% des GES d’ici 2030
  • diminution de la pollution : objectif de 14,7 µg/m3 (valeur annuelle) pour les PM2,5 en 2020
  1. CONCERNANT L’ETUDE DE SOLUTIONS DE SUBSTITUTION

La seule solution de substitution envisagée est «  de ne  pas élargir l’autoroute ».

Pourtant l’A41 fait partie de l’axe Annecy-Genève et la solution de substitution par le rail : le Léman Express, aurait dû être étudiée et comparée au projet en terme de temps de trajet, de coût et d’effets sur l’environnement.

Le doublement de l’A41 au nord d’Annecy ne résout rien car il ne s’attaque ni au bouchons du nœud routier près de l’hôpital, ni à ceux de la douane de Bardonnex. Pire, il va même les amplifier en créant un appel d’air.

Alors que l’on va proposer 10 pistes routières parallèles le long de Pringy, la voie ferrée reste encore à une seule voie unique.

C’est pourtant la solution d’avenir. Dès décembre 2019, le train Léman Express reliera une fois par heure Annecy à Genève en une heure de trajet. Mais en doublant la voie ferrée, on pourrait offrir un train chaque 15 mn permettant de rejoindre Genève en 45 mn depuis le centre d’Annecy avec arrêts à Pringy et Groisy.

SNCF Réseau a fait de récentes propositions fort pertinentes, basées sur les études d’Annecy 2018 : département, région et Grand d’Annecy doivent s’engager sur ce transport performant, sans rejet de pollution.

Cette solution de mobilité  entre Annecy et Genève serait en phase avec le protocole transport de la Convention Alpine.

  1. CONCERNANT LA SANTE DES POPULATIONS

Il faut rappeler que ce projet est situé à proximité de zones sensibles : 5 établissements  à caractère sanitaire et social dont l’Hôpital et un « éco quartier » le Pré Billy .

Les conclusions sur l’impact sanitaire du projet ne sont donc pas suffisamment précises.

Répondez tous à l’enquête du « Grand Annecy »

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Francis Courage – Rive Ouest Environnement

Nous avons reçu le magazine N°2 du « Grand Annecy » dont le thème est la mobilité avec pour objectif le PDU (Plan de Déplacements Urbains).

PDU QuestionnaireIl comporte une enquête sur nos déplacements.
Avec l’aide des signatures de notre pétition (1700), nous essayons d’obtenir enfin un véritable transport collectif sur notre rive du lac.
C’est pourquoi je vous invite vivement à répondre à cette enquête .

Vous pouvez le faire sur papier ou directement sur le site de l’Agglo au moyen du lien ci-dessous :

Dans vos réponses, insistez sur la nécessité de lutter contre la pollution de l’air.

Et si cela vous convient dans la question N°15, seule question ouverte, soulignez l’urgence :

Dès 2018 il faut un véritable transport collectif sur la rive ouest du lac intégré au réseau SIBRA avec une fréquence, une amplitude et une ponctualité de service indispensable à sa réussite, une facilité d’accès pour tous ( handicapés, personnes âgées , personnes avec bagages, vélos….), la modernisation des moyens de paiement.

Un VRAI transport en commun doit avoir une réelle priorité sur le reste du trafic. Abandonnons le « tout auto ». .

Et puis, nous sommes au bord d’un lac navigable ! Pourquoi aucune réflexion n’est proposée sur des « bateaux bus » à propulsion propre !

A vous de jouer

 

L’équipe du Grenelle vous encourage à voir ou à  revoir l’Etat des Lieux sur la pollution et les transports du bassin annécien c’est ici :

#vidéo: Etat des lieux sur la pollution et les transports du bassin annécien

Pour un vrai transport en commun sur la rive ouest du lac d’Annecy

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Pétition lancée par RIVE OUEST ENVIRONNEMENT ,association membre du Grenelle

Signez la pétition ici ! Pour un vrai transport en commun sur la rive ouest du lac d’Annecy

rive-ouest-petition

Pour un transport collectif performant sur la rive ouest du lac d’Annecy
Parce que :

  • Il existe des habitants de l’agglo d’Annecy et du bassin du lac, des touristes, des visiteurs,qui n’ont pas l’usage de véhicules individuels.
  • Les personnes qui travaillent, les lycéens sont obligés de se lever de plus en plus tôt pour arriver à l’heure.
  • La RD 1508 est saturée et notre territoire est amené à poursuivre sa densification.
  • La voiture individuelle ne peut seule assurer les déplacements vers et depuis Annecy.
  • Il est urgent de réduire la pollution de l’air pour notre santé et pour maîtriser son impact sur le climat de notre planète

Les signataires demandent que soit très rapidement mis en place sur la rive ouest du lac d’Annecy un transport collectif attractif et efficace
Avec:

  • Une grande amplitude de service
  • Une fréquence suffisante
  • La ponctualité, ce qui implique sa circulation sur une voie réservée (« en site propre »)
  • Un coût acceptable et un paiement aisé.
  • L’accessibilité pour les personnes handicapées ou âgées
  • L’intégration au réseau de l’agglo d’Annecy
  • Il faut en urgence mettre en place ce transport collectif, sans le lier arbitrairement à un projet de tunnel sous le Semnoz.
Cette pétition sera remise à : Monsieur le Président agglo « Grand Annecy »