Transport

Notre appel aux élus pour la prise en compte du réchauffement climatique

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APPEL DES 13 ASSOCIATIONS DU GRENELLE DES TRANSPORTS ET DE LA QUALITE DE L’AIR AUX ELUS DU BASSIN ANNECIEN ET DU DEPARTEMENT DE LA HAUTE-SAVOIE POUR LA PRISE EN COMPTE DU RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE DANS LES PROJETS DE MOBILITE

LAC ANNECY CLIMATPersonne ne peut désormais ignorer que les trois dernières années, 2015, 2016 et 2017, ont été les plus chaudes jamais observées depuis le début des relevés climatiques. 2018 devrait compléter la série.

Dans le monde, les conséquences du réchauffement climatique seront dramatiques : 250.000 morts par an à partir de 2030 (OMS) et 143 millions de réfugiés climatiques (Banque mondiale) ou 250 millions (ONU) d’ici 2050.
Dans les Alpes, le réchauffement est deux fois plus rapide que dans le reste du monde ; Météo France prévoit une « diminution forte dès le milieu du 21ème siècle de la durée d’enneigement de tous les massifs français, ce jusqu’à une altitude de 2500 m. ». Nous constatons tous les effets du réchauffement et de la dégradation du climat : fonte accélérée des glaciers, éboulements rocheux en haute montagne, cours d’eau asséchés, lac d’Annecy à marée basse.

Le nouveau rapport (octobre 2018) des scientifiques du GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) met en garde les dirigeants des 195 pays signataires de l’accord de Paris (COP 21) : pour contenir le réchauffement climatique à un niveau supportable (+1,5°C), nous devons engager des transformations « rapides » et
« sans précédent » et réduire nos émissions de CO2 de 45% d’ici 2030, faute de quoi nous dépasserons très rapidement ce seuil de +1,5°C, à savoir dès 2030 à 2052.

Le secteur des transports est le plus gros émetteur de gaz à effet de serre (GES) en France. Dans le périmètre de l’agglomération, c’est-à-dire celui du Plan de Déplacements Urbains (PDU), le dossier ATMO relatif au projet de mobilité indique (page 42) que les émissions de CO2 liées au trafic routier dans l’agglomération vont augmenter de
14% d’ici 2030 : roulant à la catastrophe, on accélère au lieu de freiner. Les habitants se seraient attendus à ce que les projets de mobilité du PDU, le projet LOLA en particulier, aient pour objectif d’inverser cette tendance.

Alors que d’autres solutions « décarbonées » ont été identifiées, le projet LOLA actuel à trois composantes (tunnel, BHNS, NVU) amènerait, pour sa part, une baisse négligeable des émissions de CO2 de 0,1% comme l’indique encore le rapport ATMO (ce qui maintiendrait la hausse des émissions liées au trafic dans l’agglomération à +13,9%). Cela signifie que ce projet conjoint du Grand Annecy et du Département haut-savoyard s’inscrit exactement dans la trajectoire du scénario funeste du GIEC où « aucun effort d’atténuation supplémentaire n’est déployé » et conduisant à une augmentation de 4 à 5°C d’ici 2100. Pour comprendre l’impact d’une telle différence de température, il
correspond à celui de la différence de température entre une période glaciaire et une période interglaciaire (CNRS).

Le coûteux projet LOLA (300 à 350 millions d’euros) se révèle donc en totale contradiction avec les préconisations du GIEC et avec les engagements locaux, français, européens et internationaux de réduction des émissions de GES.
Si rien ne change, nos enfants, et aussi notre génération, connaitront un monde où il fera moins bon vivre : ressources raréfiées, perte de biodiversité, catastrophes climatiques. Un monde plus conflictuel, plus dangereux.
NOUS APPELONS LES ELUS A PRENDRE LA MESURE DE LA MENACE CLIMATIQUE ET A ORIENTER LEURS PROJETS EN CONSEQUENCE.

« Notre étude comparative de solutions alternatives : une mauvaise note pour LOLA »

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Une seule solution de mobilité est proposée par les maîtres d’ouvrage : elle s’appelle LOLA. Ce n’est pas suffisant pour susciter un débat éclairé et pour prendre les bonnes décisions.

Nos associations ont développé une étude comparative… 

… qui se veut la plus objective possible. Parmi diverses options envisageables, et notamment tout ce qui pourrait être fait « ici et maintenant », nous avons comparé à LOLA trois autres solutions de mobilité, dont deux avaient déjà été préconisées par des bureaux d’études ces dernières années – à savoir TTK et SYSTRA – sans toutefois être retenues par les décideurs politiques.

Chaque solution présente des avantages et des inconvénients éventuels, mais toutes sont nettement mieux classées que le projet LOLA, qui n’obtient que 8,5 / 20 pour 300 à 350 millions d’Euros d’investissement. A vous de juger.

Lire et télécharger notre étude comparative 

Grenelle Les projet et les notes

Comparatif du Grenelle LOLA et autres alternatives

RASSEMBLEMENT CITOYEN et  MARCHE POUR LE CLIMAT

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Agir pour le climat, c’est aussi dans nos territoires

 Samedi 13 octobre à 11h, près de la mairie de Saint-Jorioz

GPS : Centre de Pratique Musicale, 72 route de Tavan, 74410 Saint-Jorioz

PétitionDans le cadre d’une nouvelle journée pour le climat, et voulant rappeler les enjeux  locaux, les 13 associations du Grenelle des transports et de la qualité de l’air vous espèrent nombreux à ce rassemblement qui aura lieu entre la Mairie et l’école de musique de Saint-Jorioz. Venez avec vos banderoles, pancartes, etc.

Il sera suivi d’une marche sur un circuit court près du lieu de rassemblement.

Enfin, nous vous proposons de venir avec votre pique-nique afin de partager ensemble un moment convivial.

Pour ceux qui souhaitent venir à vélo, un départ collectif est prévu à 10h :

– soit depuis la Mairie d’Annecy

– soit depuis l’office de tourisme de Faverges

Le collectif pour un Grenelle des transports et de la qualité de l’air du bassin annécien

(13 associations, site internet : https://grenelleannecy.net/)

Le Réseau Air 74

(24 associations, site internet : https://reseauairhautesavoie.wixsite.com/reseau-air-74)

 

Annecy, ville atypique

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Bruno d’Halluin :  Les Amis de la Terre 74

1/ Atypique par la pollution de son air

Annecy est la ville la plus polluée en Auvergne-Rhône-Alpes aux particules fines PM2,5 (les plus dangereuses car elles pénètrent les alvéoles pulmonaires) sur la moyenne 2009-2017. Elle l’a été en 2011, 2013, 2014, 2015, 2016. On peut saluer une amélioration en 2017, mais avec circonspection car « les conditions météorologiques ont été particulièrement clémentes vis-à-vis des épisodes de pollution l’année dernière [en 2017] » (Atmo Auvergne-Rhône-Alpes).

Pour rappel Annecy a été classée 2e ville la plus polluée de France aux PM2,5 par l’OMS (classement publié en 2014 sur des données de 2011). Sur un autre critère, celui de l’indice ATMO (prenant en compte les polluants PM10, NO2, SO2 et O3), une étude publiée sur le site du Ministère de l’écologie place Annecy à la 8ème place sur les 60 agglomérations françaises de plus de 100.000 habitants (période 2009-2011).

Santé Publique France (ex-InVS) nous informe sur le fait que dans l’agglomération annécienne, les habitants perdent 11 mois d’espérance de vie par rapport à une ville qui respecterait la valeur-guide de l’OMS pour les particules fines cancérigènes PM2,5 ; soixante-dix décès par an y sont attribués à cette pollution de fond.

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2/ Atypique par sa dépendance à la voiture

En 2014, une étude publiée sur le site du Ministère de l’écologie[1] constate : « Pour se déplacer, les habitants du bassin annécien utilisent presque exclusivement la voiture. Cette forte dépendance à l’automobile s’explique à la fois par la qualité de l’offre routière et par la faiblesse de l’offre en transports alternatifs au sein du bassin annécien. »

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Le P.D.G du Grenelle, une alternative au Plan de Déplacement Urbain du Grand-Annecy

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Le collectif Grenelle propose un projet alternatif au futur  Plan de Déplacement Urbain : un Plan de Déplacement Global.

Pour répondre aux exigences de la Loi de Transition Énergétique, lutter contre la pollution de l’air et les embouteillages, le Grand Annecy propose un PDU bien timide, sans grandes décisions pour sortir du « tout voiture ». Le Grenelle a repris les propositions contenues dans ce PDU et propose des alternatives qui construisent un Plan de Déplacement Global.

Consultez et téléchargez le document de 6 pages qui présente le PDG du grand Annecy en cliquant sur le lien :   Plan de Déplacement Global Grand Annecy Grenelle Mai 2018

Ou regardez la Synthèse de nos propositions sur le diaporama

Télécharger le diaporama : PLAN DE DEPLACEMENT GLOBAL GRAND ANNECY – GRENELLE 06 2018

ANNECY, LES PROJETS ROUTIERS CONTINUENT : CONTRIBUEZ A L’ENQUÊTE PUBLIQUE SUR LA RD 1508 ET LA RD 3508

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Traffic Induit

Les projets routiers continuent sur le bassin annécien; Après la déclaration d’utilité publique de l’élargissement de la A41, ce sont à nouveau 2 projets  qui sont soumis à enquête publique.

Vous avez jusqu’au 14 mai pour faire part de votre avis sur ces développements. 

Vous pourrez déposer vos contributions ici : DEPOSER UNE CONTRIBUTION 

Voici quelques arguments de la contribution des  Amis de la Terre 74 :

  • Impact sur le réchauffement climatique

[…] Nous voudrions d’abord rappeler le contexte au travers des faits suivants :
– Au mois de novembre dernier, 15.000 scientifiques du monde entier ont lancé un appel pour que l’on réduise rapidement nos émissions de gaz à effet de serre (GES), afin d’éviter « une souffrance généralisée »
– Au mois de décembre, le Président de la République, Emmanuel Macron, a déclaré à l’occasion du « One Planet Summit » à Paris sur le réchauffement climatique : « On est en train de perdre la bataille. Ceux qui étaient avant nous avaient une chance : ils pouvaient dire « on ne savait pas ». Depuis une vingtaine d’années, on sait. »
– Le 18 janvier, l’Organisation Météorologique Mondiale (OMM) a confirmé que 2015, 2016 et 2017 sont les trois années les plus chaudes depuis le début des relevés météorologiques au XIXe siècle, ce qui fait dire à l’OMM : « le rythme du réchauffement constaté ces trois dernières années est exceptionnel. »
On aurait donc pu s’attendre à ce que les projets d’infrastructure tiennent désormais compte du danger qui nous menace. On ne peut hélas que constater que tout continue comme avant, comme du temps où l’on ne savait pas.
Ainsi, le onseil Départemental ( D 4) et la ommunauté de l’aggloméra on d’Annecy (C2A) ont signé en 2016 une convention de financement à hauteur de 432 millions d’euros pour les transports dans l’agglomération, dont 80% concernent des projets routiers parmi lesquels le doublement de la RD3508.

Or, tout nouveau projet routier augmente mécaniquement la circulation automobile et donc la pollution et les émissions de GES par effet de trafic induit.

Le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) nous prévient : si l’on continue comme si de rien n’était, l’augmentation de la température mondiale serait de 4 à 5° à la fin du siècle, bien au-delà de l’objectif de l’accord de Paris lors de la OP21 en 2015, où la France et tous les autres pays se sont engagés à contenir le réchauffement climatique bien en deçà de 2°C et à s’efforcer de le limiter à 1,5°C.[…]

  • […] Impact sur la pollution de l’air

Nous rappelons qu’il s’agit là d’une question de santé publique, qu’Annecy a été la ville la plus polluée de Rhône-Alpes aux particules fines cancérigènes PM2,5 en 2014, 2015 et 2016 (source : Air Rhône-Alpes), que les habitants de l’agglomération perdent 11 mois d’espérance de vie à cause de cette pollution et que 70 décès par an lui sont attribués dans l’agglomération (source : Santé Publique France, ex-InVS).
Or, dans cette étude d’impact sur le doublement de la RD3508, le sujet de la pollution de l’air est pour le moins traité avec légèreté.
Nous en avons l’habitude : déjà l’enquête publique sur l’élargissement de l’A41 prétendait qu’il n’y aurait pas de trafic induit par le projet et donc pas de pollution supplémentaire !
Ce n’est guère mieux ici pour la RD3508 puisqu’il est écrit, pour ne citer qu’un extrait (page 12) : « Le doublement de la RD3508 n’apporte pas de variations de concentrations significatives pour les deux polluants représentatifs des pollutions d’origine routières (NO2 et benzène) en comparaison avec l’évolution du secteur sans projet. De ce fait, aucune mesure n’est requise en faveur de la qualité de l’air. »

Ainsi donc favoriser le trafic routier n’aurait que peu ou pas d’impact sur la pollution… Il est pourtant de notoriété publique que réduire la circulation automobile contribue à l’amélioration de la qualité de l’air, mais apparemment cette évidence ne s’appliquerait donc pas au bassin annécien.

Par ailleurs, au sujet de la qualité de l’air, il nous est expliqué page 128 que l’hypothèse retenue est celle d’une baisse annuelle de 6% des émissions polluantes des véhicules entre 2015 et 2040. Nous voulons fortement mettre en doute cette estimation pour le moins hasardeuse.

Ainsi, en 2040 un véhicule du parc automobile polluerait en moyenne 79% de moins qu’en 2015.Cela nous semble d’un optimisme totalement irréaliste, sans même tenir compte du fait que selon AIRPARIF, les émissions de particules « hors échappement », dues à l’usure des routes, des pneus et des plaquettes de freins (abrasion), sont responsables de 41% des émissions de PM10 pour le trafic routier (en Ile-de-France). […]